Prologue

Chapitre 0

Parce que je suis journaliste, j'ai l'occasion d'entendre les histoires de nombreuses personnes chaque jour. Je fais abstraction de l'âge ou du sexe. Mes interviews peuvent aller de personnalités puissantes de l'autorité nationale à de jeunes enfants maladroits. La variété infinie de récits que j'entends me fascine. Mon travail en tant que journaliste peut aussi être considéré comme mon passe-temps. Et si vous vous demandez si je suis une journaliste compétente, je suppose que vous pouvez dire que je le suis.

Mais en dehors de mon travail, il y a un "mystère" que je poursuis. C'est un phénomène qui ne peut pas exactement être expliqué en utilisant ce que tout le monde connait. Au début, j'ai simplement pensé que c'était mon imagination, mais je ne pouvais pas lâcher prise et ma curiosité s'est attisée. Quand j'ai commencé la recherche des cas étranges, j'ai découvert une bonne quantité de coïncidences incompréhensibles. Je me suis plongée dans la recherche de la réponse à ce mystère. Il fallait que je sache. Afin de satisfaire mon désir, il était essentiel pour moi d'entendre les histoires d'autant de personnes que possible.

Pour cette raison, pour chaque interview que j'entreprends, je demande toujours les mêmes questions. Et ce sont des questions étranges. La plupart des gens sont abasourdis par ces dernières et ne les prennent guère au sérieux. Mais il y a aussi beaucoup de gens qui me fournissent sincèrement les réponses que je cherche. Et comme je rassemble plus de témoins, le "mystère" ne croît que plus profondément.

Ce soir, je me rends à une autre interview - une interview avec une personne réputée qui est bien informée sur les conjonctures sociales et l'économie politique. Après avoir fermement discuté de nos activités, j'incorporerai mes "questions habituelles" dans quelques banalités. Je me demande s'il va y répondre... Non, j'étais intérieurement persuadée qu'il y répondrait certainement.

Il est actuellement un chercheur non affilié. Bien que ce jeune savant n'est pas de renommée mondiale, il commence à recevoir une attention considérable dans le monde académique pour ses vastes connaissances, en particulier dans les domaines de l'humanité et de la société.

Son nom est Hope Estheim...

Traduction réalisée par : kitsune-fantasy-music.skyrock.com

Chapitre I - Hope Estheim

Chapitre I

"Merci d'avoir pris le temps de me rencontrer aujourd'hui, malgré votre emploi du temps chargé." Après avoir terminé notre discussion en m'inclinant sincèrement, j'ai laissé échapper un soupir de soulagement. L'interview fut une expérience enrichissante. Ma fatigue était accompagnée par un fort sentiment de satisfaction.

"Non, merci à vous. J'ai apprécié discuter avec vous." La prestance de Hope Estheim conservait son éclat amical. Au cours de l'interview, il était toujours décontracté. Il m'a traitée, moi, une étrangère, d'une manière très aimable et a même répondu à mes questions difficiles avec franchise.

Cependant, je pouvais dire qu'il était plus qu'une simple personne bien élevée. Bien que son langage était toujours affectueux, il possédait une vue vive et claire sur les réalités de la société. Et contrairement à son jeune âge, une aura placide de dignité l'entourait et j'avais comme l'impression qu'il avait déjà vécu de nombreuses années dans un monde qui n'acceptait pas n'importe quelle sorte d'idéaux édulcorés.

Mon coeur s'emballait à l'idée de rencontrer une personne si intéressante. Je voulais lui poser mes "questions habituelles" immédiatement. J'étais curieuse de savoir comment il allait y répondre. "Umm... Avez-vous encore du temps ? Si ça ne vous pose pas trop de problèmes, j'aimerais vous poser quelques questions supplémentaires. Elles ne sont pas pour l'interview, elles sont pour mon information personnelle."

"Oui bien sûr. Que voulez-vous savoir ?"

"Vous souvenez-vous d'un « autre monde » ?"

C'était un de mes "questions habituelles".

Chapitre 1 : Hope Estheim

Hope Estheim plissa seulement les yeux, comme s'il s'efforçait d'évaluer quelque chose. Et je le considérais comme une réaction polie. Quand je pose ces questions étranges, sans avertissement, je trouve naturel que les gens deviennent perplexes ou choqués. Bien sûr, il y a aussi ceux qui se mettent en colère, car ils trouvent ces questions stupides.

Hope Estheim était silencieux. Peut-être attendait-il une meilleure explication avant de parler ? J'étais résolue à continuer mes propos.

"En d'autres termes, possédez-vous des souvenirs d'une autre vie dans un autre monde ? Par exemple, peut-être faites-vous des rêves récurrents d'événements dont vous ne vous souvenez pas avoir fait l'expérience. Y a t'il des mots que vous ne pouvez pas oublier, même si vous ne savez pas où vous les avez entendus ? Y a t'il des visages dont vous vous souvenez avec tendresse, même si vous ne savez pas qui ils sont ? Des images qui apparaissent silencieusement au fond de votre esprit ... Souvenirs d'une vie passée, pour ainsi dire."

"Je pense que c'est un concept fascinant, mais... Dites-vous que vous possédez ces souvenirs insolites ?"

Je devais répondre honnêtement.

"Oui. Il y a des images que je vois dans mes rêves, encore et encore. Ce sont des souvenirs qui ne sont pas de ce monde. Ils ne peuvent pas être expliqués. « Le mystère dont je fais la chasse depuis si longtemps. » Au début, je pensais que c'était seulement mon imagination, mais je n'arrive pas à oublier ces souvenirs. J'ai finalement commencé à demander à d'autres personnes si elles avaient des souvenirs semblables d'un "autre monde", et à ma grande surprise, j'ai rassemblé un grand nombre de témoignages."

"Vous êtes très dévouée. Maintenant, je ne veux pas mettre un frein à votre recherche, mais il est également possible pour ces « souvenirs » que vous avez recueillis d'être de simples malentendus ou des désirs inconscients des gens. "

"C'est probablement le cas pour la majorité de mes interviews. Cependant, comme j'ai rassemblé plus de témoignages, j'ai découvert une vérité qui ne peut être ignorée."

J'ai récupéré mon carnet. À l'intérieur, j'ai enregistré des centaines de témoignages. "Quand j'ai comparé les « souvenirs » des gens, je suis tombé sur plusieurs points communs. J'ai trouvé des cas où les gens, qui sont nés et ont grandi dans des régions complètement différentes, se sont souvenu de descriptions détaillées des mêmes scènes. Dans d'autres cas, les gens se souviennent avoir partagé les mêmes expériences, même s'ils étaient de parfaits inconnus. Mais la similitude la plus frappante était les mots. Personne ne pouvait se rappeler ce que ces mots voulaient dire, mais pour une raison quelconque, les gens les connaissaient. Par exemple... "

J'ai ouvert mon carnet et ai commencé à lire.

“Cocoon. Fal'Cie. Gran Pulse. Bhunivelze.”

Une lumière intense vacillait dans les yeux de Hope Estheim.

"Il n'y a aucune trace que ces gens se soient rencontrés un jour. Pourtant, beaucoup ont partagé des expériences similaires et explique leurs souvenirs avec des mots identiques. Ils m'ont dit que, il y a longtemps, l'humanité a quitté le sol et a vécu dans le ciel. Il y avait une terre flottant dans les cieux connus sous le nom de « Cocoon ». L'humanité a trouvé la sécurité au sein de Cocoon et craignait le monde extérieur. Les cieux sont le paradis, la surface est l'enfer... Cette histoire m'a été répétée de nombreuses fois. Ces gens qui partagent tous les mêmes souvenirs, sont en quelque sorte reliés par le cœur ? Ou croyez-vous que ce sont tous les souvenirs d'une vie qu'ils ont vécue ensemble dans un monde différent ?"

"Et c'est pourquoi vous êtes venu à moi... Vous vouliez savoir si je possédais aussi des souvenirs de Cocoon - d'un « autre monde »."

"En fait, c'est plus que cela. Lorsque j'ai interviewé les gens, votre nom a été mentionné à plusieurs reprises. "

"Mon nom ?"

"Par exemple, « Hope a mené le peuple et nous a sauvés. Hope était celui qui a soutenu Cocoon. » Des centaines de personnes ont reconnu leur chef comme un individu nommé « Hope ». C'est pourquoi j'ai cherché à parler avec vous aujourd'hui. Je sentais que, si j'écoutais votre histoire, je serais en mesure de découvrir une clé majeure de ce mystère."

Hope Estheim ferma les yeux et laissa échapper un profond soupir. Voulait-il soulager sa tension ? Ou peut-être était-il parvenu à une résolution. Après un certain temps, il parla.

"Parlez-moi de vos souvenirs. S'il vous plaît."

J'ai répondu rapidement. J'ai parlé des rêves que j'ai vu à plusieurs reprises, depuis aussi loin que je m'en souvienne.

"J'ai été chassée de ma ville natale et contrainte de monter à bord d'un train. J'ai essayé de m'échapper. Je me suis retrouvée sur un lac gelé... Mais il ne faisait pas froid. Au lieu de la glace, le lac était formé de cristaux. Cette chose, le fal'Cie l'a fait. C'est tout ce dont je me souviens... Parfois, je fais aussi des rêves où j'empoigne un microphone et filme quelque chose avec une caméra. Et dans une de mes interviews, une personne s'est rappelée m'avoir vu dans un reportage à la télévision... Qu'est-ce que tous ces souvenirs veulent dire ? Qu'est-ce qu'ils ont à faire avec nous ? J'ai besoin de savoir."

"... Très bien."

Je n'avais pas remarqué que ses yeux étaient ouverts. Ils étaient dirigés vers moi.

"Je vais vous parler de mes souvenirs ... À l'époque, l'humanité a vécu au sein d'un continent flottant appelé « Cocoon ». Je suis également né et ai grandi sur Cocoon. J'avais 14 ans à l'époque."

Le début d'un voyage

"Notre destinée a commencé avec la « Purge »."

Ce n'était pas un mot dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Beaucoup d'autres témoins ont évoqué cet incident avec peur et colère.

Il a continué à expliquer son histoire en détail. À l'époque, l'humanité s'était blottie au sein de Cocoon, un objet céleste artificiel, et vivait luxueusement. Cependant, un jour funeste, le gouvernement de Cocoon - le « Sanctum » - a ordonné l'expulsion d'une ville entière. Des centaines de personnes ont été conduites à leur mort. C'était l'incident connu comme la « Purge ».

Hope Estheim avait seulement 14 ans quand le malheur l'a traîné dans la Purge. Il a été impitoyablement jeté vers un destin sévère. Il a fait face à la mort de sa mère et a été accusé d'être un maudit l'Cie. Le gouvernement l'a traqué. Son esprit était rempli de vengeance...

"Maintenant que je peux regarder en arrière, je me suis vraiment auto-suffit dans la haine. Le désespoir de perdre ma mère et de devenir un l'Cie était trop lourd pour moi. Je me suis trompé et j'ai braqué ma colère vers la cible la plus proche. Je blâmais Snow pour la mort de ma mère et le méprisais pour ça. Si Light ne m'avait pas arrêté, je ne sais pas où je serais en ce moment."

Il s'est mis à me donner les noms de ses amis et des personnes rencontrées au cours de leur fuite. Lightning, Snow, Sazh, Vanille, Fang, Serah... Certains de ces noms étaient familiers. Je me souviens les avoir entendu au cours de mes interviews. Dans un même temps, certains de ces noms étaient nouveaux pour moi.

"Quel genre de personne était Lightning ?"

"... Elle est une personne stricte, mais douce. Et parce qu'elle était si gentille, elle ne m'a pas gâté, mais a fermement veillé sur moi. "

"Alors, elle vous a protégé et guidé. Était-elle comme une gardienne pour vous ?"

"Au début, je ne dépendais que d'elle. J'ai simplement pensé que c'était une personne forte. Mais en réalité, elle était aussi perdue, et souffrait. Au moment où j'ai réalisé cela, je savais que je ne voulais pas seulement qu'elle me protège. Je voulais la protéger aussi."

"Vous êtes devenus des « partenaires » qui faisaient face aux mêmes épreuves ensemble."

"Oui. Nous sommes tous venus à nous soutenir mutuellement et nous avons réussi à surmonter une série d'obstacles."

"Vous avez combattu des dieux qui ont régné sur le peuple : les fal'Cie Barthandelus et Orphan."

"Je suis impressionné. Vous avez fait beaucoup de recherches. À l'époque, les gens vivaient en ignorant ce que leurs dirigeants étaient vraiment."

"J'ai entendu dire que, plus tard, la vérité a éclaté au public. C'était après les avoir vaincus et sauvé le monde."

"Sauvé le monde, hein..." C'était comme s'il se parlait à lui-même. "Nous avons certainement gagné contre le fal'Cie. Mais en regardant en arrière maintenant, je vois que ce n'était que le début."

"Vous voulez dire que vous avez continué votre voyage, même après la bataille contre le fal'Cie ?"

"Nous n'avions pas d'autre choix que de continuer. Dans une nouvelle ère, une nouvelle bataille commençait."

"Était-ce la bataille qui tournait autour de la « Libératrice » ?"

"... Où avez-vous appris ce mot ?"

"Je l'ai entendu pendant que je recueillais des témoignages de l'autre monde. Beaucoup de gens se souviennent encore de ce mot. Je suppose qu'il était très important dans l'autre monde. Je ne peux pas arrêter d'y penser."

"Mais je n'ai jamais parlé de la « Libératrice ». Vous avez simplement supposé que je savais. Elle n'existait pas au cours de la période où le fal'Cie régnait. Mais quand j'ai mentionné une nouvelle bataille, vous avez supposé qu'il s'agissait de son apparition."

"C'est ça. Est-ce que mon hypothèse est correcte ?"

"Pas exactement, mais vous êtes assez proche. La « Libératrice » est apparue après plusieurs siècles. Mais avant cela, il y avait une longue, longue bataille. Le monde a été menacé de destruction et a été largement endommagé. Cela peut paraître incroyable, mais ce fut une bataille qui a dépassé le temps."

Surmonter le Temps

J'en suis ensuite venue à apprendre l'histoire qui se déroulait au cours de la période connue comme « AC (Après la Chute). » Lorsque le règne du fal'Cie s'est terminé, la terre sûre de Cocoon était devenue instable pour l'humanité. Les gens n'avaient pas d'autre choix que d'immigrer et de survivre sur les terres sauvages de Gran Pulse. Tout en combattant les menaces naturelles de la terre, les gens ont réussi à bâtir une civilisation fonctionnelle en quelques siècles.

L'histoire racontée par Hope Estheim correspondait à mes collectes d'informations précédentes. Un organisme connu sous le nom de « Académie » a ouvert la voie à la restauration de l'humanité. Un certain nombre de témoignages m'a déjà fait prendre conscience du rôle déterminant que l'Académie a tenu dans l'histoire, comme la construction d'une énorme ville. Toutefois, le récit de Hope semblait pertinent et connecter successivement tous les rapports que j'avais entendus jusqu'ici.

"C'est comme entendre la face cachée de l'histoire de l'humanité..."

"C'était une période difficile, surtout pour ceux qui avaient l'habitude de vivre dans l'environnement sûr et clos de Cocoon."

"Et en plus de tout cela, Lightning avait disparu. Il a dû être éprouvant pour vous de perdre votre soutien."

"Eh bien, à l'époque, nos souvenirs avaient été déformés. Nous croyions que Lightning était morte et protégeait Cocoon en tant que cristal. Cependant, Serah a trouvé la vérité. Et au moment où j'ai appris que Lightning était encore en vie, j'ai pris confiance. Je croyais vraiment la revoir. Tout ce que j'avais à faire était d'avancer jusque-là. Mes doutes s'étaient dissipés."

"Grâce au lien fort tissé entre compagnons qui ont enduré un voyage cruel ensemble... Ai-je raison ?"

"C'est un peu différent. Par exemple, Noel et moi sommes nés au cours d'époques complètement différentes et élevés au sein de sociétés contrastées. Nos passés n'avaient rien en commun, mais j'ai immédiatement sympathisé avec lui. C'était parce que lui et moi avons partagé les mêmes objectifs. Nous étions tous les deux en train de faire ce que nous pouvions pour un avenir où tout le monde pourrait vivre en paix."

"Alors que Serah et Noel étaient plongés dans une bataille tournant autour de Caius Ballad et la prêtresse « Yeul », vous avez dirigé l'Académie et vous êtes préparés pour la catastrophe imminente. Vous vous êtes préparé pour la destruction de Cocoon et les dommages que cela causerait sur la terre d'en dessous en construisant un Cocoon artificiel. Ce projet pour sauver l'humanité a nécessité des centaines d'années de travail, et vous l'avait dirigé avec brio."

"Ce projet a été possible grâce aux efforts incessants, combinés, de nombreux travailleurs au cours de plusieurs générations. Je l'ai supervisé au début et à la fin... C'est vrai. Tout est terminé. En 500AC, Serah et Noel ont vaincus Caius et le Nouveau Cocoon a été lancé avec succès dans le ciel. Mais ce n'était que le début d'une ère de destruction."

"Était-ce en raison du « Chaos » ? Au cours de mes interviews, beaucoup de personnes ont parlé du Chaos et comment il a envahi le monde sans pouvoir être arrêté. Il semble que le Chaos était l'ennemi qui menaçait le monde."

"Oui. Nous nous sommes battus contre la menace constante du Chaos. Et à l'étape finale de cette bataille, l'histoire pour la fin de « ce monde » a commencé. La dernière histoire de ce monde... La Libératrice - l'histoire de Lightning."

Pendant un moment, je fus à court de mots. L'identité de la Libératrice - une vérité qui avait pesé dans mon esprit - m'a été soudainement révélée, et avec une certaine désinvolture. J'ai réussi à contrôler mon agitation et ai demandé, "S'il vous plaît, dites-moi en plus..."

Mais Hope Estheim sourit et secoua la tête. "Je ne peux que partager jusqu'à ce point. Si vous souhaitez entendre l'histoire de la Libératrice, vous aurez à l'entendre de Lightning."

"Mais, je..."

Mais je suis arrivée jusqu'ici. J'étais si près de saisir un mystère que je poursuivais désespérément, seulement pour le voir m'échapper à la dernière seconde.

"S'il vous plaît. Dites-moi au moins où je peux la trouver."

J'ai tenté d'être persistante, mais il secoua de nouveau la tête.

"Vous devrez essayer de la trouver par vos propres moyens. Vous avez réussi à me rencontrer après avoir recueilli obstinément diverses interviews. Je pense que vous pouvez rencontrer Lightning aussi."

Il semble que j'étais mise à l'épreuve.

"Très bien, je vais essayer de la trouver. Mais pour être sûre, Lightning est sans aucun doute dans ce monde, non ?"

"Je sais que tous mes compagnons sont ici. Je pense que si vous poursuivez Lightning, vous allez naturellement la rencontrer. Et lorsque vous aurez parlé à tous mes amis et aurez découvert la vérité de « ce monde », s'il vous plaît, venez me voir à nouveau. Alors, je vous dirai tout ce que je sais."

Il m'a gentiment éclairé avec un sourire. Mais parce qu'il paraissait si détaché, je sentais qu'il cachait quelque chose. Je ne pouvais pas m'empêcher de demander.

"Je dois certainement me tromper, mais... J'ai le sentiment que vous ne savez pas où Lightning se trouve. Même si vous croyez que vous allez la revoir, ça n'a pas encore eu lieu."

"... Peut-être."

Son sourire n'a pas changé. Cependant, ses yeux semblaient éclipsés par la solitude.

Avant de nous séparer, Hope Estheim m'a fourni un indice. La localisation d'un ancien camarade. Je tenais à lui rendre visite dès que possible, mais j'allais d'abord avoir besoin d'un peu de repos.

À l'époque, c'était comme si je partais pour un court voyage... Je ne savais pas que j'étais sur le point de commencer un long périple.

Traduction réalisée par : kitsune-fantasy-music.skyrock.com

Chapitre II - Sazh Katzroy

Chapitre II

Un hurlement à crever le tympan vient de derrière moi. En un instant, la chose a survolé ma tête, écartant les nuages blancs et montant en flèche loin dans le ciel.

C'est un aéroport situé à la périphérie de la ville. Il n'accueille pas les avions de ligne, seulement les charters appartenant à des particuliers et des sociétés médiatiques, et des avions de secours.

Il y a un hangar avec un volet ouvert. A l'intérieur, au milieu d'un espace assez grand pour accueillir une salle de concert, un avion tout neuf est stationné. La silhouette du fuselage est peu familière - les ailes et le corps forment une courbe complexe. C'est un nouveau modèle encore en phase de test.

Devant moi se trouve ma cible. Préparant sûrement son prochain vol, il vérifie diverses zones sur le corps de l'engin, un outil à la main.

"Personnel autorisé seulement, Mlle." dit-il, sans même se tourner vers moi, continuant sa maintenance. Il a dû entendre le bruit de mes talons.

"C'est parfait, j'ai une autorisation."

"Gentil de leur part d'aller distribuer des autorisations," il commence à maugréer tout seul, avec un soupir exagéré. "Même si ce métier est un ensemble de secrets commerciaux. Eh bien, ce ne sont pas mes affaires, si vous êtes un espion ou autre qui vient pour voler des données sur ce nouveau modèle. Je suis seulement le pilote après tout. Mon travail est de fendre les cieux, la gestion de l'espionnage n'était pas dans mon contrat. Yo, Mlle l'Espion, je fermerai les yeux si vous le souhaitez. Si vous obtenez quelque chose de la vente de données, achetez-moi au moins une bière, ok ? "

Même pendant qu'il fait ces commentaires frivoles, si légers et francs, ses mains ne cessent pas un instant. L'habileté avec laquelle il se déplace durant l'entretien, échangeant chaque outil par le suivant, montre la dextérité de ses mains. D'après ce que j'ai trouvé dans la quête de son histoire personnelle, il est remarquablement habile en vol, aussi, mais je décide de feindre l'ignorance et demande de toute façon.

"Quelle curieuse conception cet avion. Pouvez-vous vraiment le faire voler ?"

"Ouais, il vole, bien. Il a l'air un peu bizarre, je vous l'accord, mais il a des caractéristiques spéciales et puis... il suit mes ordres comme un agneau, c'est un réel plaisir de voler avec." Il marque une pause. "C'est vrai, je pilotais quelque chose de plus amusant, il y a longtemps."

"Je comprends ce que vous ressentez. Les avions normaux ne vous satisfont pas, n'est-ce pas ?" Ce que vous désirez vraiment piloter ne sont pas les « avions », mais les « vaisseaux », ai-je raison ?

Il se tourne vers moi à une vitesse telle que sa coupe afro provoque une rafale d'air.

Ses yeux sont équarquillés sous le choc. Mêmes ses narines sont évasées.

Chapitre 2 : Sazh Katzroy

Je lui explique les détails de ma collecte de données - que, jusqu'ici, j'ai écouté beaucoup de gens, recueillant des témoignages concernant les souvenirs mystérieux. Les coïncidences étranges dans ces souvenirs qui se rapportent à un monde qui n'existe pas en réalité. L'hypothèse que nous, l'humanité, ayons par le passé vécue dans cet « autre monde ». Et comment, depuis la rencontre avec Hope Estheim, j'en suis venue à croire cette hypothèse.

"J'aimerais entendre ce que vous avez à dire. S'il vous plaît, M. Katzroy."

Il sourit, me montrant ses dents blanches. "Appelez-moi Sazh. Je suppose que si c'est Hope qui vous envoie, je ne peux pas dire non. Bien alors, par où dois-je commencer..."

Au même moment, une voix joyeuse résonne dans le hangar. "Hé, papa !"

Le sourire de Sazh s'illumine lorsqu'il remarque le petit garçon courant vers nous, et il ouvre ses larges bras.

"Ouch, quelle attaque ! Même papa ne peut rivaliser avec toi," dit-il, riant et hissant le garçon dans ses bras.

"Quoi de neuf, es-tu venu par toi-même aujourd'hui ?"

"Uh-uh, avec la dame."

Sazh se tourne vers moi, me murmurant quelque chose comme : c'est comme ça.

"Voici mon fils, Dajh. N'est-il pas mon portrait craché ?" Il a les cheveux similaires à ceux de son fils, mais son regard est lointain. "Quand j'y pense... Je suis passé par tout cela pour l'amour de Dajh."

Nous pourrions combattre parce que nous sommes humains

Sazh m'invite à l'intérieur de l'avion. Comme le fuselage est encore à mi-essai, il ya des dispositifs expérimentaux alignés à l'intérieur, mais il y a également des sièges où nous pouvons nous asseoir et parler.

Dajh est dans son propre petit monde, jouant le pilote aux commandes. Il saisit le levier de commande, dialoguant avec des contrôleurs aériens imaginaires sur la radio.

Regardant fixement son fils, qui apprécie vraiment de jouer au pilote, Sazh commence à parler.

"Dajh a été transformé en l'Cie, et je ne pouvais rien faire, hormis me battre. Savez-vous ce que sont les l'Cie ?"

"Des êtres possédant la magie que les humains n'ont pas... Ils mènent une existence maudite, craints par les gens, non ?"

"Ouais, c'est à peu près ça. Il y a deux sortes de l'Cie. Vous pouvez grossièrement les diviser en l'Cie qui tentent de détruire la société que nous appelons Cocoon, et les l'Cie qui d'autre part tentent de la protéger. Mais vous savez, cela n'augure rien de bon, pour l'un comme pour l'autre. Lorsque vous devenez un l'Cie, vous ne pouvez plus revenir à votre vie normale. Même les l'Cie protecteurs ne sont pas traités comme des humains. Quand Dajh est devenu un l'Cie, il avait seulement six ans. Quand c'est arrivé, eh bien, ce n'était pas comme si nous pouvions simplement nous assoir sur nos culs et pleurer."

"J'ai entendu dire que les tentatives faites par le Sanctum de Cocon pour tuer des citoyens innocents étaient également dûes à la crainte des l'Cie."

"Ouais, la politique de Purge. Je suis entré moi-même dans une zone de Purge, pour aider Dajh après sa transformation en l'Cie. Ma rencontre avec Lightning et les autres sonnait ma fin. Une chose en entrainant une autre, je me suis retrouvé au mauvais endroit, ce qui a fini par me faire devenir un l'Cie à mon tour. Ainsi, moi et mon fils étions tous les deux ennemis, qui aurait pensé ça. Nous devions tirer la courte paille..."

Il parle avec tant de désinvolture du voyage difficile qu'il avait subi. Cela ressemble à un passé douloureux que quiconque préférerait oublier, mais il parsème son recit de blagues, comme s'il racontait une histoire drôle. Maintenant jJe comprends comment ce pilote commun a pu survivre à une bataille si cruelle.

"Peu importe à quel point la réalité est dure, vous ne vous êtes pas écrasé, vous pouvez continuer à rire - je suis sûre que, votre coeur composé, est votre force, M. Sazh."

"Arrêtez vous, je suis loin de ça. Je peux en rire maintenant que c'est terminé, voilà tout. A l'époque, je n'ai pas eu une once de sang-froid. J'ai été particulièrement épouvantable avec Vanille, la pauvre. Quand j'ai découvert qu'elle était responsable de la transformation de Dajh en l'Cie, j'ai perdu la tête. J'allais même la tuer. Au final, je ne pouvais pas lui tirer dessus, pourtant."

"Je pense que ces deux choses - vouloir tuer quelqu'un, l'incapacité de le faire - sont des réactions très humaines."

"C'est une chose effrayante à dire... Mais je pense que vous avez raison, vraiment. Nous avons été métamorphosés l'Cie, mais nous avons senti le stress parce que nous sommes humains et nous pourrions nous battre parce que nous sommes humains. Les fal'Cie qui contrôlaient le monde étaient des monstres, ils étaient à peu près des dieux, et en dépit de cela, nous, les humains étions ceux qui ont gagné à la fin."

Dans le Palais du Plaisir

"Puis-je vous demander ce qui est arrivé après la fin de l'âge des fal'Cie ?"

"Vous le pouvez certainement, mais je n'ai vraiment rien d'intéressant à dire. Hope ne vous a dit rien de ce qui m'est arrivé après cela ?

"Il a dit qu'après votre voyage, M. Sazh, vous avez disparu durant deux années..."

"Ouais, moi et Dajh, ensemble. Nous avons été engloutis avec le vaisseau, nous étions dans un paradoxe temporel, nous avons volé dans un lieu étrange et puissant. Fortuna, c'est son nom. Le connaissez-vous ? "

"Non... C'est la première fois que j'entend parler de lui. Des expressions comme, le long des lignes de « ce monde » ont souvent été dites pendant ma collecte de données jusqu'à présent, mais c'est la première fois que j'entend le nom de Fortuna."

"D'accord. Eh bien, je ne suis pas étonné qu'il soit inconnu, cet endroit est un peu comme dans une autre dimension, ou peut-être comme avoir un pied dans le royaume des morts. "

"Qu'avez-vous fait dans un tel endroit ?"

"Jouer. Je ne pouvais pas trouver Dajh, et je me suis dit que si je voulais le voir, je devais parier sur l'avenir. J'étais désespéré, et je n'allais pas lambiner."

"Séparé de votre fils, et tout seul..."

"Je n'étais pas seul, j'avais un allié effrayant. Quelqu'un qui avait été avec moi depuis le premier voyage, un poussin chocobo."

"Un poussin chocobo... était un allié effrayant ?"

"Oh ouais, c'était la meilleure. Elle ne m'a pas aidé seulement moi. J'ai entendu dire qu'elle a donné à Serah et Noel toute l'assistance nécessaire durant leurs voyages, aussi."

Un poussin chocobo, aider les gens ? Je ne peux pas y croire, donc je décide de mettre le sujet de côté pour l'instant.

L'histoire de Sazh est arrivée à l'année 500 AC. L'année où le vieux Cocoon est tombé, et le Cocoon artificiel a été soulevé. La conclusion des voyages de Serah, la soeur de Lightning, et Noel Kreiss.

Le torrent du Chaos

"Je suis finalement parvenu à récupérer Dajh et nous nous sommes échappés de Fortuna sains et saufs, mais quelque chose de terrible arrivait au monde. Le déluge du Chaos." Le chaos - le nom de l'énorme énergie qui remplit le royaume des morts. C'est une force dangereuse qui apporte la ruine et la destruction, mais comme elle avait été scellée à l'intérieur du royaume des morts, elle n'avait pas beaucoup d'effet sur l'humanité, jusqu'à ce jour. Caius Ballad a dupé Serah et Noel et a tué la déesse Etro. N'ayant plus rien pour arrêter le chaos, il est venu inonder notre monde. Et c'est là que commença l'âge de la destruction."

"Permettez-moi, s'il vous plaît, de vous poser des questions sur cette période. M. Hope m'a parlé d'événements jusqu'à l'année 500 AC. Je ne sais rien à propos de ce qui est arrivé après que le Chaos ait débordé. "

"... Bien, ce n'est pas une histoire amusante." Le ton employé par Sazh est devenu plus lourd. "Au début, nous ne savions pas comment les choses étaient en réalité. Je parlais à Hope et Snow, Noel aussi, et nous avons décidé d'aller à l'encontre du Chaos. Nous avons pensé que si nous nous travaillions ensemble, nous pourrions le comprendre, nous pourrions survivre à cette chose si nous nous luttions une dernière fois, quelque chose comme ça. Mon vieux cul de côté, les jeunes étaient les héros, c'était leur sort. Ils avaient dépassé les limites et arraché des miracles tant de fois auparavant, nous avions un feu en nous - si nous y jouions nos vies il n'y a rien que nous ne pouvions faire ! Je ne les ai pas seulement encouragés, bien sûr, j'ai fait ce que je pouvais. J'ai démonté les monstres qui sont venus des régions du Chaos plus d'une fois ou deux. Mais vous savez..." Ses mots se coupent. "Je suis devenu inutile," se force-t-il à dire. "Dajh s'est endormi."

Dajh, endormi

Il dit qu'il n'y a eu aucun avertissement. Une nuit Dajh est allé dormir comme d'habitude, et le lendemain matin, il ne s'est pas réveillé. Il dit que peu importe comment il l'a appelé ou l'a secoué, Dajh ne pouvait être réveillé.

"Je me suis précipité chez un médecin, afin qu'il l'ausculte, mais Dajh était en parfaite santé. Il n'avait absolument rien physiquement, mais peu importe ce que nous faisions il ne se réveillait pas, comme si seule son âme avait été gelée. Comateux, cause inconnue. Hope s'est aussi inquiété, il a fait venir les meilleurs médeceins, mais personne n'a pu trouver quoi que ce soit. Je n'avais qu'une seule obsession. Je ne pouvais penser à rien d'autre que le sauvetage de Dajh. J'ai même arrêté d'aider mes amis dans leur tâche."

"C'est... tout à fait compréhensible. C'est votre fils, irremplaçable, après tout."

"Avant que je le remarque une année s'était écoulée. Puis deux. Dajh a continué à dormir, et je me suis de plus en plus perdu dans ma propre tête. « Je m'en fous complètement du combat contre le Chaos, si ça sauverait Dajh je vendrais même mon âme au Chaos... » Ce genre de chose."

"Vous êtes-vous séparé de tous vos amis, aussi ?"

"Non, ces gars-là ont bien pris soin de moi. C'était alors que Hope s'est levé comme le leader du peuple, et essayait mettre au point un système de lutte contre le Chaos. Snow et Noel mettaient leurs vies en jeu sur la ligne de front pour combattre et protéger les gens. Ils avaient ces tâches énormes sur leurs épaules, et même là, ils ont trouvé tant de moments pour venir voir comment nous allions et m'encourager. Mange un peu, ne renonce pas, ce genre de choses. J'étais si reconnaissant. Trop reconnaisant même... pour savoir le gérer. Finalement, j'ai commencé à les repousser."

"Tant de bonté était trop lourd... peut-être."

"Et ils ne m'ont jamais dit d'agir selon mon âge, vous savez. Dès lors, je me suis à peu près reclus. Je suis allé tout autour du monde pour trouver un moyen de réveiller Dajh, et quand je n'ai rien trouvé j'ai désespéré, et quand je ne pouvais plus désespérer j'ai continué à errer... C'était un cycle sans fin. J'ai fait cela pendant des années et des années, et j'ai perdu tout sens du temps. C'était autrefois, lorsque que Hope a été « subtilisé »."

"Subtilisé ? Voulez-vous dire quand M. Hope a disparu ? "

"Apparemment, il a laissé un certain message et a soudainement disparu. Je ne connais pas vraiment les détails moi-même. Je fus tellement obsédé par les soucis avec Dajh, que je ne faisais plus attention à ce qui se passait dans le monde... Mais je savais que la disparition de Hope marquait le début d'un changement du monde. C'était au moment où l'Ordre du Salut à commencé à se répandre. Vanille et Fang se sont réveillées, et une petite fille nommée Lumina est apparue. Et enfin, en conclusion, Lightning est revenue."

"« La Libératrice », non ? C'est un mot que j'ai beaucoup entendu lors de ma collecte de données."

"Oh-ho, vous avez bien fait vos recherches."

"Cependant, je ne connais toujours pas les détails fondamentaux sur cette « Libératrice », comme ce qu'elle était exactement. Vous autres, toutefois -" Je ne peux pas retenir ma question. Elle pèse sur moi depuis que j'ai rencontré Hope Estheim. "Vous, M. Hope, et les autres, êtes spéciaux. Vous avez des souvenirs clairs de choses qui ont eu lieu dans « l'autre monde ». Mais nous sommes différents. Seulement des souvenirs flous, vagues demeurent. Quelle sorte de personnes étions-nous, lorsque nous étions dans cet autre monde... Nous ne pouvons même pas nous rappeler nos noms. Quelle est la différence ? Vos souvenirs sont-ils restés gravés si fermement car vous, M. Sazh, vous êtes battus si désespérément, peut-être ?"

"Je me demande... Eh bien, nous avons combattu désespérément, c'est certain, mais il est impossible que nous soyons les seuls. Les citoyens qui ont été purgés, les soldats de l'armée, tout le monde était désespéré."

"Alors quelle est la différence, je me demande ? Est-ce la puissance d'un l'Cie ?"

"Désolé, je ne sais pas vraiment non plus. Mais, vous savez, vos souvenirs sont flous maintenant, mais il pourrait y avoir quelque chose là-bas qui pourrait vous inciter à vous rappeler. Quelque chose qui pourrait vous montrer quelle personne vous étiez, je veux dire."

Après l'entrevue, je tente de lui soutirer des informations à propos de Lightning et l'emplacement actuel de Snow, mais il m'a répondu qu'il ne sait pas.

Je ne sais pas s'il me dit la vérité, ou s'il me cache des informations. Il y a aussi la possibilité qu'il considère ma demande, d'entrer un pas dans le territoire de leurs passés et évoquant les souvenirs de leur lutte douloureuse, trop désagréable. Je devrais donc les trouver par moi-même.

Soudain, je sens quelqu'un entrer par la trappe de l'avion.

Dajh, qui s'amusait à jouer les pilotes, s'illumine comme un interrupteur. "C'est la dame !" Il a dû reconnaître les pas.

"Ouaip !" Crie une femme aux cheveux longs, donnant un salut amical. "Prêt pour une pause~? Vous étiez en train de mourir pour me voir, n'est-ce pas ?"

Je ne peux pas vraiment dire quel âge elle a. Elle a une énergie animée et juvénile en elle, mais elle a aussi une présence étrangement grande.

"Mourir pour te voir, mon cul," bougonne Sazh, mais la femme d'âge iconnu ne lui prêt pas attention.

"Eh bien, Dajh, je parie que tu dois avoir faim ! Établissons un plan pour le dîner !"

"Reçu ! Tous à bord !"

Elle quitte le hangar avec Dajh, jouant tout autour.

Sazh soupire et me regarde, tirant une grimace, comme pour dire « Dieu merci ».

Il semble que ses ennuis ne finissent jamais. Et, il semble heureux. J'ai le sentiment qu'il est à présent en mesure de partager un peu de chaleur.

Je le remercie pour son aide avec ma collecte de données, et juste quand nos chemins se séparent, je suis arrêtée par un cri.

Bien sûr, c'est la femme d'âge inconnu. Elle me donne un large sourire, significatif, prend ma main et y presse quelque chose à l'intérieur.

"Euh... Qu'est-ce que c'est ?"

“Choco-boco-lina ♪” elle lève les pouces et me fait un clin d'oeil, comme si c'était une sorte de réponse

Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'elle fait. Je baisse les yeux sur l'objet qu'elle m'a donné.

C'est un petit bout de papier. Quelque chose a été écrit dessus. Une adresse, et ce qui semble être le nom d'un magasin. Ou Ppeut-être un restaurant ?

"Um, est ce...?"

Je lève la tête, et la femme a disparue. Il y a seulement une plume jaune cotonneuse, dérivant doucement dans l'air.

Chapitre III - Revenir

Chapitre III

Tout ce qui était écrit sur le bout de papier qu'elle - la femme d'âge inconnu que j'ai rencontré aux côtés de Sazh Katzroy - m'a donné est, semble-t-il, le nom et l'adresse d'un restaurant.

Je n'en avais jamais entendu parler. J'ai cherché le restaurant, il s'agit apparement du genre de café que l'on trouve à chaque coin de rue. Il ne figure même pas dans les guides touristiques. D'après les photos, ce restaurant ne semble pas avoir quoi que ce soit de spécial.

Donc, j'ai décidé d'aller voir de mes propres yeux.

Je prends un avion pour une plage se situant à l'extrême sud. Je sais que c'est hasardeux de ma part de faire un voyage de collecte de données sur la base d'une note douteuse, sans aucune garantie de rencontrer quelqu'un. Cependant, pour une raison quelconque, je ne peux pas réfreiner ce sentiment qui m'incite à y aller.

A l'aéroport, je monte dans un taxi et donne le nom du restaurant. Le chauffeur a l'air surpris. Apparemment c'est un trésor local peu connu. D'après ses dires, les clients du restaurant sont principalement des riverains. Il est rare que des touristes s'y rendent.

"La nourriture y est excellente, n'est-ce pas ?" Il semble que le chauffeur du taxi soit un client régulier.

Nous longeons la côte pendant un moment, et nous arrivons à un café en bord de plage. Le nom de l'établissement est NORA House.

Chapitre 3 : Revenir

Le restaurant n'est ni bondé, ni trop bruyant, et le bavardage sympathique du patron crée une atmosphère agréable. Tout comme le chauffeur de taxi me l'avait dit, les clients semblent être des habitués locaux. Ils sont familiers avec le personnel, créant un anneau de conversations informelles à travers les diverses tables.

Je ne sais pas quels sont les bons plats, je commande donc le « NORA Special ».

Quand j'ai fini de manger, je suis déconcertée.

Le goût était si bon. Je ne peux pas croire que cet endroit ne soit pas encore célèbre. Je ne le comparerai pas à un restaurant trois étoles, mais j'ai apprécié manger tout en écoutant le bruit des vagues, la saveur était exceptionnelle. C'est vraiment unique...

C'était d'une saveur si épurée. Un goût nostalgique.

Oui, nostalgique.

Mais... ce n'est pas simplement nostalgique... c'est aussi...

Que... Quel est ce sentiment ?

Je ne peux pas mettre de mots sur la sensation qui m'assaille.

"Excusez-moi, n'était-ce pas à votre goût ?"

Un jeune serveur est venu me faire des excuses. Mon expression a dû tourner au vinaigre lorsque j'étais perdue dans mes pensées.

"Bien sûr que non ! C'était très délicieux !" Ai-je répondu hâtivement.

Le jeune homme aux cheveux bleus, semble soulagé. "Je suis content... Pour vous dire la vérité, j'étais un peu inquiet. Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas, Mlle ? Notre nourriture a un goût très « local », donc je ne sais pas vraiment ce que les touristes pensent de nos plats. Haha..."

"Non, je l'ai beaucoup apprécié, merci. Il avait, d'une certaine manière un goût nostalgique. Il a réveillé un sentiment qui m'incite à me rappeler ma ville natale. Il est difficile de croire que je mange ceci pour la première fois."

Dès que les mots sortent de ma bouche, je réalise. Non, ce n'est pas la première fois que je mange ce plat. Je connais ce goût. Je me souviens du goût de la nourriture de ce restaurant. Je ne peux pas me tromper, c'est le goût de sa cuisine à elle.

« Elle » ? Pourquoi est-ce que je me rappelle d'une femme ?

Quel était le nom de ce restaurant, au fait ? Je n'ai rien ressenti lorsque j'ai lu le nom sur la note en question. Mais, maintenant que j'ai goûté à cette saveur, ce nom prend une signification particulière qui rétablit ma mémoire.

NORA House... « NORA ».

Maintenant que j'y pense, j'ai entendu ce mot auparavant. Il est apparu dans plusieurs témoignages durant ma collecte de données jusqu'ici. Cependant, comparé aux mots-clés comme « la Purge » et « l'Cie » qui ont affecté la société en général, c'est un terme secondaire, donc je l'ai rangé dans un coin de mon esprit.

C'est un mot que j'avais oublié. Un souvenir presque perdu.

"Tout va bien, Mlle ?" Le serveur aux cheveux bleus me regarde avec inquiétude. J'avais sombré dans le silence.

Je me souviens de lui. A l'époque, au beau milieu du chaos du champ de bataille, il avait fermement tenu une arme à feu dans ses mains, tout en se forçant à repoussé ses propres craintes de la mort. Afin d'encourager les gens autour de lui, il avait crié : « NORA est encore plus fort que l'armée ! »

Ce souvenir ardent est maintenant vif dans mon esprit.

Le grondement de l'océan résonne depuis l'extérieur. L'arrière de ma tête a commencé à s'engourdir. Les souvenirs se brisent, un à un, comme des vagues. Le monde sombre autour de moi.

"Bon sang, que donnez-vous aux clients pour les faire s'évanouir ?!" Dit une voix profonde au delà des ténèbres. C'est le genre de voix qui doit appartenir à un homme de grande stature physique. "Vous n'avez mis aucune aliment pourri là-dedans, j'espère !"

"Si je le faisais, je te le servirais directement !" répliqua une voix forte. C'est une femme. "Hé, Yuj, comment était-elle ? Tu te souviens ? Avait-elle l'air malade ou quoi que ce soit ?"

"Non, je ne pense pas." C'est la voix du serveur. Son nom est apparemment Yuj. "Elle a mangé tout son plat, aussi."

"Je ne pense pas vraiment que ce soit dû à ma cuisine, quoique... Gadot, nous l'emmenons à l'hôpital. Viens avec moi."

"Ok. Je vais l'emmener. Lebreau, rejoins-nous dès que tu auras fermé le restaurant."

Je me rends compte que mon corps se lève. L'homme appelé Gadot m'a soulevé facilement.

J'ai repris connaissance.

L'océan est étendu devant moi. Je me suis évanouie à l'intérieur du restaurant, je suis à présent étendue sur une chaise longue, sur la terrasse faisant face au rivage.

"Comment vous sentez-vous ?" demande le grand homme qui m'a posé sur la chaise, d'une voix étonnamment douce.

"Je me sens... beaucoup mieux. Je pense que je vais bien, maintenant."

Ils semblent tous trois soulagés. Le géant musclé est Gadot. Le serveur aux cheveux bleus est Yuj. Et, la femme aux cheveux noirs est Lebreau. C'est de sa cuisine dont je me souviens.

Soudainement, je dois voir quelque chose.

"Um, M. Maqui n'est pas ici aujourd'hui ?" Je demande.

"Non, il est sorti chaparder des pièces au-" Gadot a remarqué quelque chose avant de finir sa phrase. Lebreau et Yuj sont devenue pâles. "Vous ! Comment connaissez-vous Maqui !?"

Parce que je me suis souvenue.

Dans une vie antérieure, ou dans un autre univers, ce n'est pas encore clair... Quoi qu'il en soit, dans ce monde appelé Cocoon, j'ai déjà rencontré ces personnes.

Dans la tragédie où des gens innocents ont été exilés sur ordre de leurs dirigeants - le bouleversement de la Purge - l'attaque militaire aurait tuée bon nombre d'entre eux. Mais un groupe de jeunes gens était là, luttant désespérément. Ils se faisaient appeler « NORA ». Bien qu'ils ne soient pas des combattants professionnels, ils ont prit les armes et fait face à l'armée, pour le bien des citadins. Avant de fuir dans le no-man’s-land à l'intérieur de Cocoon avec les survivants.

Ces trois là et Maqui étaient les membres principaux de ce groupe. Au cours des jours passés en fuite dans cet environnement rude, chacun d'entre eux a soutenu les gens à sa propre manière - Gadot avec son esprit combattif indomptable, Lebreau avec son bon caractère et sa cuisine, Yuj avec sa considération sincère, et Maqui avec ses excellentes compétences en ingénierie.

J'étais l'une de ces personnes qu'ils ont soutenu et protégé.

Je révèle les détails de ma collecte de données jusqu'ici : que je poursuis les souvenirs des personnes concernant le monde dans lequel Cocoon a existé. Que j'ai rencontré Hope et Sazh... Alors que je parlais, Yuj a réalisé quelque chose.

"Je me suis rappelé de vous. Vous étiez cette journaliste téméraire qui s'est infiltrée pour exposer la réalité de la Purge, n'est-ce pas ?"

"Oui. J'ai presque perdu la vie, mais vous m'avez tous sauvée. Et après cela, quand nous étions en fuite, grâce à tout ce que vous avez fait, j'ai pu protéger la vidéo que j'avais prise de la monstruosité de la Purge."

"Ohhhh ! Je me souviens aussi ! Vous êtes celle qui a exposé les mensonges du Sanctum et du fal'Cie, en diffusant la vidéo de la Purge ! Vous avez fait équipe avec Maqui pour pirater l'émission, n'est-ce pas ?" Gadot semble se rappeler maintenant.

"Et vous êtes certainement venue à New Bodhum pour nous voir après la chute, n'est-ce pas ?" Lebreau se rappèle aussi. "J'ai le sentiment vous avez mangé ma nourriture beaucoup de fois. Je suis vraiment désolée, vous n'êtes en aucun cas une étrangère et pourtant, j'ai oublié tout de vous." Ce devait être mes mots.

"Moi-même j'ai oublié. Pas simplement au sujet de vous les gars, mais au sujet de moi, aussi. Jusqu'à présent, je ne savais pas quel genre de personne j'étais lorsque je vivais dans « ce monde ». Mais le goût de la nourriture de ce restaurant m'a incitée à me rappeler. Qui j'étais, je veux dire..."

"Vous voulez dire que ma cuisine peut guérir l'amnésie ? C'est flatteur... j'espère."

"Voilà ce que j'appèle un traitement de choc. Autrement dit, ton plat a un goût choquant."

"Excuse-toi, Gadot ! Veux-tu continuer à bosser pour moi ?"

"Euh... Eh bien..."

Tandis que Gadot commence à bégayer, quelqu'un arrive.

"Je suis de retour ! Par quoi êtes-vous tous si excités ?"

"Hé, Maqui. Ton timing est terrible. Tu interrompt quelque chose."

"Non, non, c'est un timing parfait. Tu as sauvé mes fesses."

"... Tu m'as perdu."

Yuj, qui avait écouté en silence, échange un regard avec moi, et hausse les épaules comme si cela est de l'histoire ancienne pour lui. Il semble que c'est ainsi tout le temps.

C'est vrai. Ces échanges stupides se produisaient à l'époque, aussi. Au cours des jours difficiles dans lesquels nous étions fugitifs, pourchassés par l'armée ou à errer dans le désert, ils ont toujours lancé des conversations futiles, et nous ont incités à rire avec eux, comme pour nous rendre les vies paisibles et ordinaires qui nous avaient été volées.

Nous nous ressassons nos souvenirs, comme si c'est la chose la plus naturelle au monde et je gagne aussi quelques informations utiles.

"Je me souviens de vous," dit Maqui, quand je pars. "À l'époque vous étiez... Mlle « Aoede », non ?"

Je hoche fermement la tête. Mon nom actuel est différent. Mais, Aoede est certainement mon nom.

Je peux maintenant me rappeler de tout. Mon ancienne moi a été nommée « Aoede », née et élevée sur Cocoon. J'ai été témoin de l'instant où le Sanctum s'est émietté après les émeutes dûes à la politique de Purge. J'ai vu de mes propres yeux la fin de l'ère où les humains étaient régis et protégés par les fal'Cie, ainsi que le début de la période AC, où l'humanité a abordé la restauration de la civilisation de ses propres mains.

Et, je me suis réincarnée, vivant maintenant dans ce monde.

Je veux remercier la femme d'âge inconnu qui m'a parlé de ce restaurant. Sans sa note, je n'aurais pas rencontré cette saveur, et je suis sûre que mes souvenirs ne seraient pas revenus. C'est décidé : voilà comment je vais avancer à partir d'ici. N'importe quelle minuscule ou vague information, si mon instinct me dit quelque chose, je le poursuit jusqu'au bout.

Ceci dit, l'information que j'ai acquise est loin d'être vague. J'ai une information sur quelqu'un qui était au cœur de la bataille concernant « l'autre monde ». Lebreau m'a indiqué, en tout confidence, l'emplacement de la petite sœur de Lightning, Serah Farron.

Chapitre IV - Serah Farron

Chapitre IV

La neige perpétuelle sur la crête d'une montagne rocheuse fond en de fines gouttelettes qui deviennent par la suite un courant clair qui soutient les fleurs de montagne. Les rapides, qui se brisent dans les cascades alors qu'ils se précipitent au fond de la gorge, sont tempérés lorsqu'ils atteignent la forêt profonde, et découvrent le calme à l'ombre des arbres. Le cous d'eau quitte la forêt et traverse les plaines, contournant les collines, et quand il arrive aux champs, le cours d'eau n'est plus que douceur. Cette rivière, apportant la bénédiction de la terre aux gens, est juste là.

Cette ville, qui est située sur le bord de la rivière, a prospérée grâce au commerce depuis longtemps. Il y a une université qui dispose de plusieurs siècles d'histoire, célèbre pour sa bibliothèque qui possède une collection de dizaines de milliers d'ouvrages.

Apparemment l'établissement était à l'origine une bibliothèque qui est ensuite devenue une université. Selon la légende, un aristocrate particulier, obsédé par le rassemblement de documents historiques, a amassé tous les anciens documents sur lesquels il pouvait mettre la main, des cartes antiques aux ébauches et aux lettres manuscrites. Il a investi des montants énormes dans sa quête de livres précieux, et des chercheurs ont commencé à lui rendre visite, à la recherche de telles informations. Ils se sont engagés dans un débat vigoureux, polissant leurs principes et des théories scientifiques, et quand les jeunes ont entendu des rumeurs de cela, ils se sont réunis pour demander des leçons, et sous peu une université s'était formée.

Apparement, cependant, l'aristocrate était en faillite à sa mort.

Son absorption complète dans sa collecte, au point de ruiner son état de santé, pourrait peut-être être imputée la rivière capricieuse. Le débit de la rivière est comme le temps lui-même. Il semble immuable, et l'eau qui coule est toujours nouvelle - ce qui est passé ne revient jamais. Aussi, l'écoulement de la rivière ne peut pas être arrêté. Et, le temps et la rivière, de la même manière, lavent sans relâche ce qui est ancien et ce que nous regrettons. Le temps nous fait oublier le passé et les années dérobent même nos vies. Peut-être que l'aristocrate, vivant sur le bord de la rivière, a compris la cruauté du temps et, voulant sauver le monde, même juste un peu, à évité aux biens de disparaître, il s'est épris de l'acte de collectionner.

Si tel est le cas, alors peut-être que je suis hantée par les souvenirs de « ce monde » qui sont perdus dans le cours du temps, continuant à recueillir des données afin que je puisse les enregistrer - je ne suis pas différente de lui.

Chapitre 4 : Serah Farron

J'ai arrangé une entrevue avec Serah Farron dans un café à proximité de la bibliothèque. Nous avions correspondu à propos de ma collecte de données, mais avant que nous commencions l'entrevue, il y a quelque chose que je veux lui dire.

"Jusqu'ici, j'ai interviewé beaucoup de personnes et recueilli des données sur leurs souvenirs de « ce monde ». La plupart des gens ne se souviennent de rien. Pour ceux qui s'en souviennent, c'est seulement fragmenté. J'ai moi-même eu de vagues souvenirs, mais... ils ressemblaient à un rêve lointain. Ils ne semblaient pas réels."

Serah, qui a écouté, semble comprendre ce que je tente de dire. "Mais plus maintenant, n'est-ce pas ? Après avoir écouté ce que Hope et Sazh avaient à dire, puis avoir rencontré les membres du NORA, vous avez changée." Je lui avais dit tout ce qui est arrivé jusqu'ici.

"Oui, mes souvenirs sont progressivement revenus. Je me suis rappelée de qui j'étais. J'étais une citoyenne de Cocoon, débutante au poste de journaliste. J'ai exposé la vérité dissimulée par le gouvernement - la politique de Purge - puis j'ai fui devant l'armée, avant d'être sauvée par le groupe NORA. Ce n'est pas un rêve ou une illusion, c'est une « réalité » que j'ai vécue dans le passé. Je dois avoir vécu dans ce monde." Voilà ce que j'ai eu envie de lui dire : "Mme Serah, vous avez sauvé le monde. J'ai vécu dans ce monde. Merci infiniment pour avoir livré ce combat afin de nous protéger."

Quand j'ai rencontré M. Hope et entendu dire qu'ils avaient sauvé le monde, cela me semblait être assez iréel. Mais, le retour de mes souvenirs m'a fait voir. Ils n'avaient pas combattu pour protéger un pays lointain et sans rapport, c'était dans mon monde, celui dans lequel je vivais. Ils m'ont sauvée - je suis capable de sentir cela dans mon cœur. J'ai estimé que je devais exprimer ma gratitude.

Serah donne un sourire désabusé, éloigné. "Moi, sauver le monde ? Eh bien, je ne sais pas..." Il ne me semble pas qu'elle soit simplement modeste, elle semble honnêtement maladroite. "Les gens s'occupaient de moi tout le temps. Depuis que je suis petite, ma sœur ainée a fait tout pour moi," marmonne la petite sœur de Lightning, baissant les yeux.

Les maudits l'Cie, ennemis de l'humanité

Les soeurs avaient perdu leurs deux parents alors qu'elle étaient encore jeunes. Lightning, la grande soeur, a rejoint l'armée et a soutenu financièrement leur famille. Serah, la petite soeur, a rencontré Snow Villers tandis qu'elle était élève au lycée, et a commencé une relation avec lui, à peu près au même moment elle a décidé de continuer dans l'enseignement supérieur.

"Ma grande soeur n'était pas très heureuse à son sujet. Elle a pensé que Snow et les autres NORA étaient un lot d'irresponsables. Eh bien, Snow était certainement peu un rugueux... Mais, je suis sûre que si elle lui avait parlé correctement, elle aurait compris tout de suite."

"Vous n'avez pas eu le temps pour cela, cependant. Vous êtes malheureusement entrée en contact avec un fal'Cie, et avez été transformée en un maudit l'Cie."

"C'est vrai... je suis devenue l'ennemi de Cocoon, de l'humanité. Je n'avais absolument aucun désir de nuire à Cocoon, bien sûr. Mais..."

Même si elle n'a pas agit contre eux, le grand public de Cocoon a vu les l'Cie comme hostiles, et a essayé de les éliminer. La montée subite des émotions des gens dans leur crainte presque aveugle des l'Cie avait secoué la société et avait mené à la tragédie de la politique de Purge.

Et puis, au milieu de la guerre de Purge, le temps s'est arrêté pour elle. Juste devant les yeux de sa sœur Lightning et de son fiancé Snow, elle a été transformée en statue de cristal et s'est endormie.

Ce fut le début de la bataille qui a changé la société appelée Cocoon pour toujours. Lightning, Snow, Sazh, Hope et Vanille, qui avaient vu Serah s'endormir, et plus tard Fang, ont malgré tout combattu leur destin. A la fin, quand ils ont sauvé Cocoon de la destruction, Serah a été libérée de son sommeil de cristal.

Cependant, quand Serah s'est réveillée, le monde s'était déformé d'une nouvelle manière. Lightning avait disparue.

Avec le temps, déformé

"J'ai entendu dire que lorsque vous avez été raminée du cristal, on vous a dit que Lightning était morte."

"Tout le monde pensait... qu'elle s'était sacrifiée pour arrêter la chute de Cocoon. Mais je ne pouvais le croire. Je pourrais me souvenir très clairement que ma grande soeur m'avait souri et avait donné sa bénédiction pour mon mariage avec Snow, quand je me suis réveillée du cristal. Mais, j'étais la seule personne à le savoir."

"En réalité, vos souvenirs étaient exacts, Mme Serah, et c'était tous les autres et l'histoire du monde qui avaient été déformés. Votre soeur aînée n'était pas morte, elle a été emprisonnée dans un autre monde, Valhalla. C'est quand vous avez réalisé la vérité, que vous avez décidé de remettre le monde sur le bon espace-temps, non ?"

"Je ne pensais pas tout à fait ça, au début. Noel a été celui qui m'a fait bouger les fesses. Lui et Mog sont venus et m'ont délivré un message de ma soeur... et je me suis précipitée, car j'aurais fait n'importe quoi pour la voir," récite Serah, à voix basse. "Et après ça, aussi, ce fut grâce au soutient de Noel que j'ai pu continuer le voyage." Elle donne un haussement d'épaules réservé. "Ouais, comme je disais, je comptais sur les gens tout le temps."

Elle parle de son voyage dans lequelle elle a réparé le monde, en emjambant plusieurs centaines d'années. Si l'écoulement du temps ressemble à une rivière, alors cette situation était celle où le sol avait été déformé par une grande force, changeant le courant. Serah et ses amis avaient aplani les affleurements rocheux qui bouchaient l'écoulement et ont endigué les endroits qui inondaient, dans l'espoir de renvoyer la rivière à son écoulement d'origine.

C'est une incroyable série d'événements, mais c'est la douceur de son ton qui m'incite à croire que c'est la vérité.

Porte. Paradoxe. Artefact. Fragment - c'étaient des choses qui ont défié les lois de l'espace et du temps. La puissance des Clairvoyants, qui pouvaient prédire l'avenir. Yeul, qui a répété la vie et la mort infiniment, et le vieil ennemmi qui a jeté le monde dans le Chaos afin de la sauver, Caius Ballad.

À la fin du voyage, Serah a perdu la vie.

"Et ensuite, ma grande soeur m'a, à nouveau, protégée. Je suis morte, mais elle a gardé mon âme et l'a protégée. Elle s'est transformée en cristal"

"Vous étiez toutes les deux ensemble, alors ?"

"Eh bien... J'ai débordé, en quelque sorte. À un certain point, je me suis séparée d'elle. Je dormais, donc je ne pourrais pas dire quand c'est arrivé."

Êtres spéciaux

"Donc, il est possible que vous et autres, ne vous souveniez pas de certaines choses ?"

"Hein ?"

"J'ai véu dans « ce monde », aussi. En tant que journaliste à Cocoon, mon nom était « Aoede ». Cependant, ces souvenirs ne sont revenus que très récemment. Avant cela, je me souvenais seulement de vagues scènes. Et je n'étais pas la seule. J'ai mené une collecte de données sur ce monde, et pas une personne n'a été capable de se souvenir de son propre nom - hormis vous et les autres. Etes-vous des êtres spéciaux qui peuvent se souvenir de tout de ce monde ?"

"Non, nous ne sommes pas spéciaux. J'oublierais ma propre tête si elle n'était pas vissée à mon cou... et je ne suis pas une personne spéciale. Vous vous êtes souvenue aussi, n'est-ce pas ? Votre nom et vos expériences de ce monde, vous vous en souvenez correctement maintenant. Dans ce cas, peut-être que d'autres personnes le feront aussi, si la bonne occasion arrive."

"Peut-être que la clé réside dans votre existence et celle de vos amis. Je crois que mes souvenirs sont revenus grâce aux données que j'ai recueilli de vous tous, en commençant par M. Hope. Voilà pourquoi je désire continuer à collecter des données de vous et les autres, des choses qui sont arrivées dans ce monde, et en découvrir autant que possible."

"... Qu'allez-vous faire avec vos découvertes ?"

"Je veux les rassembler dans un article et le rendre accessible au public. Vous écouter m'a ramené mes souvenirs. De la même manière, peut-être que si je répands l'histoire de ce monde, alors il est possible que plus de personnes retrouvent leurs souvenirs et-"

"Attendez, s'il vous plaît." La voix de Serah, bien que n'étant pas forte, a pris un bond clair et sans précédent. "Se souvenir de ce monde pourrait réellement causer de la douleur aux gens. Cela pourrait raviver de mauvais souvenirs... s'ils sont coincés dans des souvenirs d'un vieux monde qui n'existe même plus, s'il les retient loin de leur vie actuelle ?"

Ses mots transpercent ma poitrine. J'ai l'impression qu'elle parle pour moi. Suis-je absorbée à chasser des souvenirs d'un monde perdu et hantée par le passé, sacrifiant ma vie ?

Comme lisant dans mes pensées, Serah sourit tristement. "Nous le faisons, après tout. Je me souviens de l'autre monde. Il y a des choses que j'aurais aimé pouvoir oublier, mais il y a des instants de joie que je suis heureuse de toujours posséder, aussi, donc au final, tous mes souvenirs sont importants. Je suis contente de pouvoir regarder derrière moi. Mais grâce à ces souvenirs, nous ne pouvons être ce que nous étions dans le vieux monde. Parfois, je me sens distante de ce nouveau monde, vous savez ?"

"Alors, est-ce vide de sens d'essayer de connaître ce monde ? Si j'aurais été plus heureuse d'oublier un passé révolu, je-"

"Je suis désolée, je ne vous critiquais pas. Je suis sûre que vous avez plus de mal que moi. Vous avez eu les souvenirs d'une autre vie qui sont soudainement revenus à vous alors que vous étiez déjà bien ancrée dans ce monde. Vous hésitez entre les souvenirs de deux mondes -peut-être que vous êtes la personne spéciale ici."

La nuit est presque tombée lorsque l'entretien prend fin. Me séparant de Serah Farron, je m'attarde sur le bord de la rivière, la brise nocturne traversant la surface calme de mes pensées. Malgré les lumières de la ville, le courant est sombre et profond.

Ma collecte de données n'a pas de sens ?

Si l'écoulement de la rivière ressemble au temps lui-même, alors peut-être que la façon dont j'ai agi, à courir après les souvenirs d'une époque maintenant disparue, d'un monde qui n'existe plus, est aussi insensée que d'essayer de récupérer l'eau de la rivière qui a depuis longtemps coulé dans la mer. Cette eau est-elle maintenant de l'eau salée imbuvable, peu importe comment vous essayez de la récupérer ?

Mais, Serah m'avait dit quelque chose.

Je ne sais pas... ce que suivre les souvenirs de l'ancien monde signifie en ce monde.

Mais vous êtes différents. Vous vous êtes rappelés de l'ancien monde en vivant dans celui-ci. Je pense que quelqu'un comme vous sera en mesure de trouver une bonne signification à cela.

J'espère que vous pouvez découvrir tout cela.

Ainsi, je m'y résoudrai. Il semble qu'elle ai compris, aussi. Lorsque nous nous sommes quittées, elle avait serré ma main fermement, et m'avait donné l'emplacement de Snow Villiers.

Chapitre V - Snow Villiers

Chapitre V

Aoede attend à un arrêt de bus délabré, près d'une autoroute au milieu de nulle part. Elle regarde les champs verdoyants tout autour d'elle et pense que, bien que la campagne peut être un endroit ennuyeux pour la plupart des gens, le manque d'action est probablement ce que Snow aime à son sujet, après avoir combattu dans « l'autre monde » pendant si longtemps. Aoede sait qu'elle aurait pu prendre un rendez-vous en ville, mais Snow aime conduire sa moto sur ce tronçon de route, et Aoede a estimé que ce serait un bon endroit pour entendre son histoire. Actuellement, Snow et sa moto se profilent à l'horizon et il s'arrête à l'arrêt de bus pour informer Aoede qu'elle n'aura aucune chance d'attraper un bus, la ligne a été abandonnée depuis quelque temps maintenant.

Aoede : "Pas de problème. Je vous attendais."

Snow : "... Vous ne ressemblez pas à un auto-stoppeur."

Aoede : "Serah Farron m'a parlé de vous."

Sur ces mots, Snow coupe son moteur et ils se déplacent sous l'abri de l'arrêt de bus pour parler. Aoede dit tout ce qu'elle a appris à Snow jusqu'ici et à la fin de son histoire, Snow accepte de lui dire tout ce qu'elle veut savoir, car toute personne qui a la confiance de Serah, a sa confiance également. Snow raconte alors son histoire depuis le début. Quand il arrive à la partie où Serah meurt, il devient silencieux, et Aoede, sentant que ce doit être un souvenir douloureux pour lui, même avec Serah en vie aujourd'hui, change rapidement de sujet, demandant d'entendre parler de l'âge du Chaos.

Chapitre 5 : Snow Villiers

Snow poursuit son récit de Lightning Returns et nous découvrons que juste après que le Chaos ai commencé à se déverser dans le monde entier, tout le monde a pris refuge dans le Cocoon artificiel, l'Arche dans le ciel. Hope, avec son charisme, est naturellement devenu le leader, et le Conseil de la Renaissance a été fondé. Hope était le cerveau en charge de la situation, tandis que Noel, Snow et Sazh (qui volaient dans son appareil), se chargeaient des monstres. Mais, finalement, l'humanité, incapable de vieillir, est devenue le plus gros des problème. Aoede avait déjà deviné qu'à un moment donné, tous les gens devaient être immortels, car certaines des personnes qu'elle a interrogées ont déclaré avoir vécu pendant des centaines d'années, mais Snow la corrige : ils n'étaient pas immortels, il était toujours possible de mourir, et sans naissance, l'humanité était vouée à l'extinction. Le Conseil de la Renaissance a fait de son mieux pour l'éviter.

Snow : "Les choses allaient empirer. Les terres où nous pouvions vivre étaient consumées par le Chaos, petit à petit, et même « Bhunivelze », haut dans le ciel, ne pouvait pas échapper aux dégâts."

Aoede : « Bhunivelze » - je continue d'entendre ce mot, mais qu'est-ce que ça veut dire ?"

Snow : "C'est le nom du Cocoon que nous avons créé. Et aussi le nom de Dieu, notre plus grand ennemi."

Aoede : "Hein ?..."

Snow : "Je vais revenir dessus plus tard. Quoi qu'il en soit, le Cocoon artificiel a commencé à montrer des signes de faiblesse, et nous savions qu'il n'allait pas être en mesure de nous abriter éternellement. Ce fut quand le fal'Cie Pandemonium s'est montré. Il est entré en action et a commencé à travailler à grande vitesse sur les terres en dehors de notre Cocoon."

Aoede : "De quels genre d'actions voulez-vous parler ?"

Snow : "Ce fut un fal'Cie qui a concrétisé les choses. Il a commencé à cultiver les terres à côté de la mer et à construire des maisons pour que les gens y vivent, même si personne ne lui a demandé de le faire. En un rien de temps, il bâti quelque chose comme une ville, et puis une autre un peu plus éloignée de la première. La première est devenue connue sous le nom de Luxerion, et la seconde est devenue la base de Yusnaan."

Aoede : "Donc tout le monde dans le Cocoon artificiel a emménagé dans les villes que le fal'Cie a bâti."

Snow : "Pas au début, nous étions méfiants et sommes restés loin de lui pendant une longue période. Vous ne pouvez pas faire confiance aux fal'Cies, et il n'y avait pas de message ou quoi que ce soit. Alors que nous sommes restés sur le qui-vive et attendions de voir ce qu'il allait faire, le fal'Cie a commencé son prochain plan d'action. Il a construit une usine dans Yusnaan et a établi une chaîne logistique. Nourriture, carburant, les travaux. Le fal'cie ne dit rien, mais il essayait de nous appâter, « Laissez votre Cocoon artificiel et venez ici », on pourrait presque entendre dire."

Snow explique que ce fut une décision difficile à prendre. Après des années de débat, le Conseil de la Renaissance a décidé de l'exode vers les terres extérieures, leur raisonnement étant que si tout le monde continuait de vivre à l'intérieur de Cocoon, déjà dégradée par les effets du Chaos, personne ne vivrait très longtemps. En outre, le Cocoon artificiel formait le noyau de toute leur technologie, donc s'il devait soudainement cesser de fonctionner, ce serait une catastrophe pour l'humanité. Que tout le monde se déplace à l'extérieur et apprenne progressivement à se nourrir et s'abriter, tout en faisant usage des fournitures du fal'Cie Pandemonium, était le meilleur choix possible pour protéger Cocoon et la technologie à l'intérieur.

Snow : "Nous nous sommes appuyés sur le fal'Cie pour nous nourrir, c'était comme si nous étions de nouveau leur bétail. Et envoyer des gens du Cocoon artificiel, même s'il était encore techniquement sûr, dans le monde extérieur, équivalait à recommencer la Purge, après réflexion. Pourtant, il n'y avait pas d'autre moyen. Nous avons mené la première expédition à la surface. Nous avons essayé d'être autonome, de sorte de ne pas trop dépendre du fal'Cie, nous avons sans cesse combattu le Chaos. Chaque jour... c'était un combat sans fin, c'est comme ça que nous avons vécu pendant des années."

Aoede : "Il semblait facile de perdre la notion du temps en vivant de la sorte... Je me souviens de ce qu'a dit Sazh. Il m'a dit avoir sombré dans le désespoir quand Dajh ne se réveillerait pas et a erré sans but pendant des années."

Snow : "Je voulais aider le vieil homme, mais il n'y avait rien que je pouvais faire... Il en était de même pour moi. Je ne pouvais pas entrevoir un avenir, et je ne savais pas comment sauver Serah, ni où Lightning se trouvait. Chaque jour était un cauchemar. Noel a été piégé dans son désespoir également. Il se reprochait ce qui est arrivé à Serah et le désordre dans lequel le monde s'est retrouvé, il ne pouvait pas reprendre le dessus. Il n'aurait pas dû, car il n'a rien fait de mal."

Aoede : "Et comment faisait Hope ?

Snow : "Il était brillant. Il cherchait un moyen d'arrêter le Chaos, il ne se plaignait jamais, pas même une fois. J'ai été capable de faire de mon mieux car il n'a jamais perdu espoir. C'est tout simplement comme la façon dont ses parents l'ont nommé, il était l'espoir incarné. Il était notre - non, vous pouvez penser que j'exagère, mais il était l'espoir pour toute l'humanité. Et à cause de cela... il a été supprimé."

Aoede : "Par « supprimé », voulez-vous dire... Comment Hope a été « enlevé » et a disparu sans laisser de trace ? J'ai entendu de Sazh que la disparition de Hope a été ce qui a provoqué le changement du monde."

Intendant et Libératrice

Snow : "Il a subitement disparu, et le Conseil de la Renaissance est tombé dans le désarroi. Il y avait des débats, mais aucune décision n'a été prise. J'ai essayé de rétablir l'ordre... mais je n'étais pas Hope. Il y avait des combats entre les factions et les querelles puériles ont commencé à ronger le tissu de notre société. Tout le monde était sur le fil du rasoir. À cette époque, j'étais responsable de l'usine de fabrication à Yusnaan et il a fallu que j'empêche une guerre sur les approvisionnements d'éclater."

Au milieu de toute cette confusion, le Conseil de la Renaissance a commencé à perdre la confiance du peuple et à sa place « les doctrines » ont commencé à se répandre.

Snow : "C'était la croyance du Dieu Glorieux. Même si le monde prend fin, Dieu vous sauvera et vous conduira à un nouveau monde - ce fut la doctrine vantée par l'Ordre, qui apparu à cette époque."

Aoede : "J'ai entendu parler de l'Ordre dans mes enquêtes."

Snow : "Ce n'est pas étonnant, le nombre de croyants de l'Ordre a continué d'augmenter, et en tant qu'organisation, ils ont commencé à exercer un contrôle sur la société. Quant au nom du Dieu qu'ils adoraient... allez, je vous laisse deviner."

Aoede: "... Bhunivelze."

Snow : "La panique a commencé à se répandre après la disparition de Hope, et ceux dans le désespoir se cramponnaient aux enseignements de Bhunivelze dans l'espoir de salut. Vous voyez maintenant pourquoi Hope a été « enlevé », n'est-ce pas ? Bhunivelze était celui qui a effacé Hope. Dieu a ôté « l'espoir » afin de pouvoir conquérir le cœur des hommes."

Snow : "L'Ordre a cherché à avoir le monopole de toutes les fournitures. Je n'allais pas les laisser faire, mais en même temps je ne voulais pas avoir des affrontements entre les hommes. En surface, je faisais semblant de concéder à l'autorité de l'Ordre et ils me donnaient le titre « d'Intendant ». Mais j'avais besoin qu'ils acceptent deux conditions : Yusnaan devait rester indépendante, et l'Ordre n'avait pas à se mêler de ce qui se passe à l'usine."

Aoede : "On dirait que vous avez eu beaucoup de politique à faire."

Snow : "Ça ne sonne pas comme l'ancien moi, non ? Même un fou apprend quelques choses après avoir vécu quelques centaines d'années."

Snow poursuit en expliquant qu'en tant qu'Intendant de Yusnaan, il s'occupa de jouer la politique du chat et de la souris avec l'Ordre. Il y avait tellement de travail à faire qu'il avait de moins en moins de temps pour se retrouver avec Sazh et Noel, et finalement, ils n'ont pas gardé contact. Environ 150 ans plus tard, Vanille et Fang se sont réveillées et ont été placées en détention par l'Ordre.

Snow : "Bhunivelze était définitivement derrière cela, également. L'apparition du fal'Cie Pandemonium, la disparition de Hope, tout faisait partie du « Plan de Dieu ». Et la touche finale fut la Libératrice."

Snow explique que, selon les enseignements de l'Ordre, la Libératrice purifie les âmes des hommes et les conduit vers le nouveau monde.

Aoede : "Qu'est-ce qu'ils veulent dire quand ils affirment que l'âme est purifiée ?"

Snow : "Cela signifie que vous oubliez tout. Les gens décédés, vos souvenirs du passé - Oublions-les tous et renaissons dans le nouveau monde !"

Aoede : "Dans ce cas ... la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous rappeler nos souvenirs de « l'autre monde », c'est parce que nos âmes ont été purifiées, n'est-ce pas ? Dans le processus de renaître à partir de cet autre monde où se trouve Cocoon, jusqu'à cette planète ici, la Libératrice, elle... "

Snow attend qu'Aoede termine. Aoede, pensant qu'elle a finalement atteint la vérité, demande :

"Lightning a effacé nos sentiments et nos souvenirs, n'est-ce pas ?"

Il y eut quelque chose dans le regard de Snow pendant un court instant, mais la tension disparaît immédiatement et il lui informe qu'elle est arrivée à une conclusion erronée. Lightning a combattu Bhunivelze afin que chacun puisse conserver ses souvenirs, Aoede elle-même en est la preuve.

Aoede : "Moi ?"

Snow : "Vos souvenirs n'ont pas disparus, vous ne pouvez simplement pas vous en rappeler correctement. Et vous avez récupéré vos souvenirs en nous interrogeant, non ?"

Aoede: "Oui, mais... dans ce cas, je suis d'autant plus confuse. J'ai commencé mes recherches dans l'espoir d'apprendre la vérité derrière mes vagues souvenirs, mais en vous rencontrant tous et en retrouvant mes souvenirs de ce monde, j'ai maintenant une autre série de questions... quel est ce monde où je vis actuellement ? Pourquoi le monde a pris cette tournure ? Maintenant, je pense que le véritable objectif de ma mission est de trouver les réponses à ces questions."

Snow : Hé, vous savez ce que vous faites, après tout. Tous les doutes que vous avez, vous devez trouver la réponse par vous-même - c'est le chemin que vous avez choisi, après tout."

Snow garantit à Aoede qu'elle aura ses réponses une fois qu'elle aura rencontré Lightning. Aoede demande à Snow pour l'emplacement de Lightning, mais il esquive en disant :

"Je ne peux pas, il y a un ordre des choses, vous savez ? Vous essayez de faire irruption dans sa vie et lui balancer vos questions, juste comme ça, à l'improviste. Elle est réellement effrayante, elle va vous envoyer balader."

Aoede soupçonne Snow de ne pas savoir réellement où Lightning se trouve, mais elle ne pense pas non plus qu'il est l'une de ces personnes à mentir sans raison valable.

Aoede : "Eh bien, merci pour l'avertissement. Elle semble être une personne difficile. Je ne sais même pas si elle va m'écouter si je pars à sa rencontre."

Snow : "Ne vous inquiétez pas. Ne posez pas juste des questions, laissez transparaitre vos sentiments également. Elle vous répondra, j'en suis sûr."

Aoede : "Mes... sentiments ?"

Snow : "J'étais comme ça aussi. Je me suis retenu et n'ait pas été en mesure de faire confiance à Lightning quand elle est revenue comme la Libératrice. Je lui ai alors dévoilé mes sentiments et c'est comme ça que nous nous sommes compris."

Aoede réfléchit à ce qu'elle désire dire à Lightning, mais ne trouve rien. Snow lui organise ensuite une rencontre avec Noel.

Traduction réalisée par : kitsune-fantasy-music.skyrock.com

Chapitre VI - Noel Kreiss & Paddra Nsu-Yeul

Chapitre VI

Il est sept heures du matin et Aoede se fraye un chemin à travers un marché qui a déjà commencé à montrer des signes d'activité...

Elle est quelque part dans les régions subtropicales et tout autour d'elle, les gens sont habillés en costumes ethniques colorés. Depuis le marché, elle emprunte une allée à la fin de laquelle se trouve une maison en bois de deux étages, un peu simple, mais loin d'être délabrée. C'est une structure ouverte, adaptée au climat humide, la porte pourrait aussi bien ne pas avoir été là. Aoede lance une salutation alors qu'elle entre dans la maison, qui se révèle être beaucoup mieux gardée que prévu.

"Alors c'est vous."

Une voix l'interpelle depuis le deuxième étage et là, se penchant sur la balustrade de l'escalier ouvert, se tient un jeune homme. La lumière du soleil qui passe par les fenêtres laisse son visage dans l'ombre, mais ses yeux brillent dans l'obscurité. Aoede se dit à elle-même que ces yeux clairs, encore indéchiffrable, sont comme ceux d'un chasseur qui jauge calmement sa proie. Comme les yeux d'un limier - ou un chat.

En un éclair, le jeune homme saute de la cage d'escalier et sans faire de bruit, atterrit sur ses pieds devant Aoede ; tout cela renforce l'impression de Aoede quand elle voyait Noel Kreiss comme un chat.

Noel : "Je l'ai entendu de Snow. Donc, vous voulez savoir sur "l'autre monde"."

Aoede : "Oui, si vous me le permettez. Je faisais partie de ce monde également."

Noel : "Il parait. Mais je n'ai jamais eu l'occasion d'en parler. Personne ne pourrait croire une histoire pareille."

Sans changer de posture, Noel demande à Yeul, debout dans l'encadrement d'une porte derrière Aoede, de lui donner son opinion. Yeul regarde Aoede pendant un long moment et décide qu'elle est digne de confiance, parce qu'Aoede les croira. Noel, avec un soupir, affirme que si Yeul le dit, ça doit être bon. Aoede entend le léger changement dans sa voix et pense que, pour Noel, l'opinion et le jugement de Yeul doivent passer avant tout le reste.

Ils s'assoient et commencent à parler. Yeul se tient avec raideur, droite comme un piquet, tandis que Noel est l'image même de la relaxation, mais Aoede sait qu'elle ne doit pas être dupe ; derrière la posture détendue de Noel se trouve la garantie qu'il peut traiter quoi que ce soit qui pourrait possiblement arriver. Il apparaît à Aoede que Noel est non seulement comme un chat, mais il a aussi l'aura d'un chien de garde en alerte.

Chapitre 6 : Noel Kreiss & Paddra Nsu-Yeul

Noel rapporte son histoire, sa vie en 700 AC, les Prophètes, Caius, et ses voyages dans le temps avec Serah.

Noel : "La mort de Serah, la destruction du monde, ce n'était pas seulement la faute de Caius. J'ai ma part de responsabilités aussi."

Aoede : "Mais c'était un piège tendu par Caius, n'est-ce pas ? Vous ne saviez pas à l'époque. Snow m'a dit que ce n'était pas de votre faute."

Noel : "C'est une de ces choses que vous ne pouvez inévitablement pas ignorer et ce n'est pas quelque chose que vous pouvez vous permettre d'oublier non plus. Je ne pouvais pas arrêter de penser qu'il pourrait y avoir eu une façon différente, ou comment j'aurais pu faire mieux et empêcher tout cela... J'avais 500 ans, plus qu'assez de temps pour me remettre en cause et regretter mes actions."

"...Finalement, j'en suis même venu à comprendre ce que Caius a dû ressentir quand il a essayé de détruire le monde pour Yeul."

Aoede est surprise de ses aveux en toute franchise. Noel commence à parler de la façon dont il a mené sa vie à l'ère du Chaos. Aoede explique qu'elle a entendu parler du Conseil de la Renaissance et comment il était le noyau de la société humaine.

Noel : "Ça a été grâce à Sazh et ses discours d'encouragement - vous savez," Quand les choses ont l'air laides, c'est le temps pour vous les gamins de vous renforcer !", des choses comme ça. J'étais reconnaissant d'avoir du travail à faire, de réparer mes erreurs. Je ne pouvais pas me sortir de l'obscurité et sans quelque chose à faire, j'aurai perdu la boule."

Aoede : "Je vois que vous avez été profondément troublé par ce que vous aviez fait au monde. Mais j'ai aussi entendu dire que vous avez fait équipe avec Snow pour combattre les monstres issus du Chaos."

Noel : "Ce n'était pas seulement nous deux, beaucoup de personnes se sont jointes au combat, aussi. Nous avons formé quelque chose comme une patrouille. Snow était notre capitaine, mais je suppose que "The Boss" décrit mieux son rôle. Il rallia les troupes et était le premier à charger dès qu'il y avait du danger."

Aoede : "Étiez-vous son sous-commandant ?"

Noel : "Techniquement je l'étais, mais la plupart du temps je cessais le travail en équipe et y allait en solo. Travail de repérage et missions d'infiltration, chasse aux monstres, ce genre de choses."

Aoede : "Donc vous étiez un détachement militaire individuel, ou dois-je dire, un chasseur solitaire."

Noel : "Ce n'est pas aussi cool que ça en a l'air. Pour être honnête, j'avais un peu peur de me montrer en public. J'ai endommagé le monde et de ce fait, je ne pourrais jamais me résoudre à travailler au centre de la société comme Hope et Snow. J'avais honte, j'ai estimé que je n'avais aucun droit à la lumière de jour, donc j'ai décidé de faire de mon mieux pour la société dans l'ombre. Snow a compris et il était d'accord pour me laisser faire les choses à ma façon."

Aoede : "Donc vous aviez confiance l'un en l'autre. Mais j'ai entendu dire que quand vous avez rencontré Snow dans vos voyages temporels, vous ne vous entendiez pas."

Noel : "Cela va de soi. Il était trop téméraire. À ce moment, je faisais désespérément de mon mieux pour protéger Serah et pourtant il était là, les yeux plus gros que le ventre, si près de passer l'arme à gauche. J'ai pensé : "Je fais de mon mieux pour protéger ta bien-aimée ici et tu vas mourir devant elle le premier ?" Il était donc naturel pour moi de vouloir lui dire une chose ou deux en face."

Aoede : "Vous ne pouviez pas supporter son comportement ?"

Noel : "Pas exactement. Je pense que j'avais compris, au fond, qu'il était un bon gars. Peut-être que j'ai eu peur qu'il repousse ses limites et soit trop sûr de lui, donc je lui ai remonté les bretelles bien que ce ne soit vraiment pas mes affaires."

Aoede suggère que Noel voit maintenant les choses comme elles sont et peut comprendre comment lui et Snow se sont sentis à l'époque.

Noel : "Il était vraiment téméraire, mais pas seulement. Il tirait le meilleur des gens. Il n'a jamais cessé d'être l'enfant qui pensait être le roi du bac à sable et tout le monde autour de lui devait s'assurer qu'il restait tranquille. Je pense que, peut-être, nous tous qui veillons sur lui, finissons par être inspiré par lui à faire de notre mieux. Voilà ce que j'en suis venu à comprendre pendant l'Âge du Chaos. Après des années, voire des décennies de combats, quand tout le monde était épuisé et sur le point de jeter l'éponge, Snow était là-bas, sur les lignes de front au péril de sa vie et il nous a montré à tous à quoi le dos d'un combattant doit ressembler. Il a risqué sa vie pour remettre le vent dans nos voiles et nous avons trouvé le courage dans ses actes."

Aoede : "Je vois, il était le héros dont les actions étaient plus éloquentes que les mots."

Noel : "Je ne pouvais pas protéger la personne qu'il aimait, Serah, et il aurait dû me détester pour cela. Et pourtant, il n'a jamais dit un mot accusateur."

Noel fait une courte pause ici et continue, un peu tremblant.

Noel : "...C'était trop pour moi à supporter. Il m'est même arrivé de penser que cela aurait été plus facile pour moi s'il m'avait hurlé dessus. Serah, le Chaos, tout, si seulement il avait hurlé "Tout est de ta faute !", j'aurais pu me défendre, lui dire : "Non, c'est de la faute de Caius !", Oubliez ça - je suis allé trop loin pour imaginer ça. Vous devez penser que cela est très égocentrique de ma part."

Aoede est compatissante ; elle mentionne que c'était aussi ce qui est arrivé à Sazh : il s'est senti coupable d'être misérable et a commencé à prendre ses distances des autres.

Noel : "C'est la première fois que j'en entends parler. Voilà pourquoi Sazh a cessé de nous rencontrer... Mais je comprends comment il a dû se sentir. Après avoir vécu 300 ans à l'ère du Chaos, je commençai à voir tout sous un mauvais jour. Et ensuite c'est arrivé et c'était le coup final."

Aoede : "Vous voulez dire Hope étant "enlevé"."

Mélancolie d'un chasseur de ténèbres

Noel : "Je sais maintenant que Bhunivelze était derrière cela. Mais à l'époque, nous avions aucun moyen de savoir ce qui était arrivé. Je pensais qu'il n'y avait aucun moyen que Hope abandonne tout son travail et disparaisse, il était trop responsable pour faire quelque chose comme ça et il avait travaillé si durement pour sauver le monde. Et d'ailleurs, Hope n'a pas été le seul à disparaitre. Les scientifiques travaillant sur leurs recherches dans le Cocoon artificiel ont également disparus, chacun d'eux."

Aoede : "Quel genre de recherches faisaient-ils dans Cocoon ?"

Noel : "Ça avait quelque chose à voir avec le contrôle du Chaos... vous aurez à demander à Hope pour les détails. De toute façon il n'y avait aucune explication à cela et le Conseil de la Renaissance est tombé en morceaux en essayant de faire porter le blâme à d'autres. C'était des temps dangereux pour notre société et Snow et moi avons dû interrompre notre travail pour essayer de maintenir l'ordre public. Finalement, nous avons été si occupés que nous n'avons plus eu le temps de nous rencontrer."

Aoede : "Dans un même temps, "le Salut de Dieu" a commencé à séduire le coeur des gens. Bhunivelze Tout-Puissant va tous nous conduire vers le nouveau monde - c'était les enseignements de l'Ordre, dont l'influence commençait à se répandre."

Noel : "L'Ordre avait beaucoup à gagner avec la disparition de Hope. J'ai pensé qu'il était possible que l'Ordre ait enlevé Hope, alors je suis allé mener une mission d'infiltration pour savoir."

Aoede : "Et en avez-vous trouvé une preuve ?"

Noel : "Pas une seule. Pourtant, la manière de faire les choses de l'Ordre ne m'a pas plu. Ils disaient qu'ils sauvaient les âmes, avec leurs belles paroles, mais au moment où ils ont eu le contrôle ils ont sévi contre toutes les personnes qui les ont défiés. Donc je me suis faufilé dans leur cathédrale et, eh bien, leur ai donné "une sévère mise en garde". C'est à cause de cela que certaines personnes ont commencé à m'appeler "Le Chasseur de l'Ombre"."

"En attendant, j'ai entendu dire que Snow tentait d'empêcher l'Ordre de monopoliser les fournitures, il a choisi de faire des compromis pour éviter un conflit direct avec l'Ordre."

"Quand j'ai découvert qu'il a accepté le titre "d'Intendant" de la part de l'Ordre, j'ai pensé qu'il avait vendu son âme aux enseignements d'un Dieu louche. Mais au fond, je savais à quoi il pensait. Lutter contre l'Ordre signifierait que des hommes s'entre-tuerai et la façon dont il a géré la situation lui a permis de garder le contrôle de Yusnaan et l'usine de fabrication, tout en gardant l'Ordre à distance. Je savais que c'était la vérité... mais en même temps je n'ai pas voulu comprendre."

Sans Hope pour les garder ensemble, les vieux amis se sont séparés. 13 ans avant la fin du monde, Vanille et Fang se sont réveillées, mais Noel n'avait pratiquement rien à voir avec elles. Dans un même temps, les rumeurs de la "Libératrice" ont commencé à s'étendre.

Noel : "Ce fut quand cette fille, Lumina, est apparue. Personne ne savait d'où elle venait. C'était un mystère, car aucun enfant ne peut naître à cause du Chaos. Et puis le "Lecteur d'Oracle" apparu."

Aoede : "J'ai entendu parler des Lecteurs d'Oracle de Serah. Ce sont les enregistrements des "prophéties futures" vu par les Clairvoyants, par chaque génération de Yeul."

Noel : "Je ne le sais que trop bien. Et ce fut exactement pourquoi j'ai été trompé."

Aoede : “Trompé ?”

Noel : "C'était une fausse prophétie que Lumina a créée. Les choses enregistrées, elles n'étaient rien de plus que les images d'un avenir dont j'avais très envie. Rencontrer Yeul de nouveau, vivre notre vie ensemble en paix - c'était un avenir que je voulais rendre réel et pour l'avoir, j'aurai fait n'importe quoi."

Aoede : "Je suppose que vous recherchiez votre salut dans la Prophétie. Qu'est-ce qui vous a poussé à cela ?"

Noel : "Le désespoir. C'était au-delà de ce que je pouvais endosser, alors je me suis accroché désespérément à l'espoir. Je me suis dit, je ne me soucie pas si je dois teinter mes mains de sang. La prophétie, elle a racontée une certaine histoire."

"Si je bats la "Libératrice" - si je bats Lightning, un avenir de paix nous attend. Donc j'ai essayé de la tuer."

Aoede : "Vous n'aviez pas hésité à combattre Lightning ?"

Noel : "...Vous vous souvenez ? J'ai dit que je comprenais comment Caius avait dû se sentir."

"La mort de Serah, la destruction du monde - j'ai continué de me battre à cause de mes erreurs passées et c'était le désespoir auquel je me suis accroché. Je ne pouvais plus penser positivement, ça m'a laissé un goût amer dans la bouche."

Aoede : "Vous avez vécu beaucoup trop longtemps sans tranquillité d'esprit et à cause de ça vous avez choisi le chemin de destruction ?"

Noel : "Je pense que c'était la même chose avec Caius. Combien de fois il perdait Yeul n'avait pas d'importance, il ne pouvait même pas se suicider par désespoir, parce qu'il était immortel. "

"Et c'est pourquoi il a fait le mauvais choix et a décidé de détruire le monde."

"Je suis comme ça aussi. Avec le recul, je ne suis pas le seul qui a perdu la boule. Snow et Sazh, ils avaient chacun leurs propres problèmes et ne pouvaient pas voir leur chemin. Nous étions tous un peu déséquilibré, en quelque sorte."

Yeul : "Mais la "Libératrice"- Lightning - revint et libéra les âmes des gens qui avaient jusque-là été pris au piège."

Emplacement du Dieu de la Mort

Aoede : "Que faisiez-vous à ce moment-là, Yeul ? Vous devriez être morte en 700 AC..."

Yeul : "Mon âme... nos âmes étaient avec Caius. Ensemble, avec les âmes de toutes les Prêtresses nommées Yeul."

"Nous étions un grand nombre d'âmes fusionnées et de ce fait, nous n'avions pas de conscience ou de volonté structuré. Nous existions seulement comme un désir sans attache, innocent."

Noel : "Elle était dans le sanctuaire des Terres Sauvages, pas si loin de Yusnaan ou Luxerion. Je ne savais pas qu'elle était si proche."

Aoede : "Est-ce que cela signifie Caius vivait là, aussi ?"

Yeul : "Il n'était ni mort ni vivant. Les sentiments des nombreuses Yeul étaient en conflit les uns avec les autres - certaines Yeul pensaient qu'il avait souffert du désespoir pendant trop longtemps, et ont souhaité que la mort le libère, mais il y avait aussi les Yeul qui ne voulaient pas qu'il meure, qui voulaient être avec lui. "Nos sentiments contradictoires" fusionnèrent avec le Chaos et emprisonnèrent son âme. Il n'avait donc pas l'autorisation de disparaitre."

Aoede : "L'âme de Caius s'est-elle aussi réincarnée dans ce monde ?"

Yeul : "... Il n'est pas dans le monde que vous voyez. Caius est dans le domaine dans lequel les âmes retournent. Si vous mourez, je suis certaine que vous le rencontrerez."

Aoede : "Donc, s'il est dans le royaume de la Mort ..."

Yeul : "Il protège les âmes des morts, les guident vers une nouvelle vie, gouverne le royaume invisible - c'est ce qu'il fait."

Aoede termine l'interview et se rendent tous les trois au marché. C'est presque l'heure du déjeuner et le marché est en pleine effervescence. Un profond contentement s'affiche sur les visages de Noel et de Yeul et Aoede pense qu'elle comprend pourquoi ils ont voulu vivre parmi tout ce brouhaha ; pour deux âmes qui n'ont connu qu'une ère de solitude, une atmosphère animée doit être une grande source de réconfort pour eux.

Yeul, qui avait été rigide et prudente avec ses mots dans l'interview, est maintenant une personne entièrement différente ; elle danse dans les rues, en montrant des bibelots à Noel avec des yeux brillants et un rire qui vient facilement. Noel, un air doux sur son visage, veille sur elle. Aoede pense qu'il se passera beaucoup, beaucoup d'années avant que ces deux là soient de nouveau réunis avec Caius Ballad dans le royaume des morts.

Ils ont déjeuné ensemble, mais avant qu'ils ne se séparent, Noel écrit où trouver Fang et Vanille dans le calepin de Aoede.

Noel : "Vous trouverez Fang et Vanille ici. Snow m'a en réalité demandé une faveur. Il m'a dit que, si après vous avoir rencontrée, je pense que vous êtes digne de confiance, je devrais vous faire part de l'endroit où elles se trouvent."

Noel se plaint ensuite légèrement à propos de Snow et son manque de responsabilité : il ne devrait pas confier une décision aussi importante à quelqu'un d'autre. Mais même en disant cela, il a un léger sourire sur les lèvres, et de la nostalgie dans ses yeux.

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Chapitre VII - Oerba Dia Vanille & Oerba Yun Fang

Chapitre VII

Les vents secs soulèvent un voile de sable ; juste au-delà, Aoede aperçoit un clocher et sait qu'elle est proche des ruines, sa destination. Elle vient d'arriver au village, qui n'est rien d'autre qu'un ensemble d'exploitations bovines parmi le désert rocheux. La communauté du village est assez petite pour que chaque visage soit familier, c'est grâce à cela qu'Aoede piste rapidement les deux femmes ; les villageois lui disent qu'on les voit souvent dans les ruines, à une certaine distance du village. En faisant le tour, Aoede pense qu'elle comprend pourquoi les deux femmes ont pris goût à l'endroit : les ruines parmi le paysage désolé leur rappellent leur maison.

Aoede entre dans les ruines et se retrouve dans une grande salle en pierre, où les murs sont épais et robuste et le bruit des vents mordants semble loin. Bien que les ruines aient été abandonnées depuis de nombreuses années, Aoede constate qu'elles sont considérablement bien préservées. L'endroit est étonnamment propre et pourrait même être habitable avec quelques meubles. Aoede se rappelle que les deux femmes qu'elle cherche ne vivent pas ici en réalité.

Aoede prend une profonde inspiration et appelle :

"Il y a quelqu'un ?"

Sa voix se répercute partout dans la salle vide. Avant que le dernier écho ne s'estompe, une voix s'exprime à l'arrière d'Aoede.

"Arrête de crier, ça fait beaucoup de foutu bruit."

Chapitre 7 : Oerba Dia Vanille & Oerba Yun Fang

Aoede est prise au dépourvu ; un instant plus tôt, elle aurait juré qu'il n'y avait personne. Elle se retourne pour trouver une grande femme à la peau foncée et aux cheveux noirs. Aoede sait qu'elle doit être la bonne personne.

Fang : "Les gens au village nous ont prévenues, ils ont dit qu'une certaine femme essayait de nous flairer. Qui t'a parlé de cet endroit, petite fouine ?"

Aoede : "Euh... Noel. Attendez, pour être plus précise, j'ai rencontré Snow avant lui et il avait ce message... "

Accablée par l'hostilité émanant de Fang, Aoede cafouille pour trouver ses mots. L'explication résultant est trop énigmatique pour gagner des points en sa faveur.

"Bon sang mais de quoi tu parles ?"

Fang est maintenant encore plus méfiante envers Aoede, tout comme Aoede pense que Fang est sur le point de la chasser -

"Ai-je bien entendu !? Mademoiselle, vous avez rencontré Snow et les autres !?"

Une voix se fit entendre, pleine d'innocence, la tension dans l'air se brise d'un coup ; Aoede constate qu'elle vient d'être sauvée par une rousse avec des couettes, surgissant de l'ombre de la salle. Aoede saisit cette occasion pour se ressaisir et cette fois la présentation se passe bien. Après toute la pratique qu'elle a eue, Aoede est en train de prendre la main pour raconter son histoire, car même Fang est convaincue.

Fang et Vanille commencent à raconter leur histoire ; finalement, elles arrivent au point où elles sauvent Cocoon en se transformant en cristaux.

Somnolence et réveil

Fang : "Nous nous sommes métamorphosées en cristaux et nous sommes endormies, mais nous avons pu regarder les gens mener leurs vies sur Gran Pulse."

Aoede : "Maintenant que vous le mentionnez, Serah m'a dit qu'au milieu de ses voyages temporels, vous deux l'avez sauvée."

Vanille : "Oh oui, je m'en souviens. Elle a demandé de l'aide dans le monde des rêves. J'ai toujours senti que Serah et moi partagions une connexion, en quelque sorte. Je veux dire, quand nous avons ouvert les yeux sur Cocoon, Serah était la première personne que nous avons rencontrée."

Fang : "Ouais, c'était de notre faute si Serah est devenue une l'Cie. Nous voulions la sauver, nous faire pardonner. Si nous avions pu nous battre à ses côtés, peut-être que les choses auraient fini différemment et Serah ne serait pas morte."

Aoede : "Mais à ce moment-là, vous deux étaient le pilier soutenant Cocoon et vous ne pouviez rien faire... Après cela, comment vous êtes vous échappées quand le monde a été envahi par le Chaos ?"

Vanille : "Hope nous a sauvées. Juste avant que Cocoon ne tombe en morceaux, ils nous ont extraites du pilier et nous ont protégées. Vous savez, cette organisation que Hope a créée - hum, quel était son nom, déjà ?

Aoede : "Le Conseil de Renaissance. Et après cela, vous avez continué de dormir."

Vanille : "C'est exact, nous avons dormi pendant 500 ans. Nous nous sommes réveillées 13 ans avant la fin du monde. Je voulais vraiment remercier Hope de nous avoir sauvées, mais..."

Fang : "À ce moment-là, 150 ans c'étaient déjà écoulés depuis que Dieu avait enlevé Hope. Le Conseil de la Renaissance avait disparu depuis des années et l'Ordre du Salut dirigeait les choses. Peux-tu imaginer quel choc ça a été ? On s'est finalement réveillées et qu'est-ce qu'on constate ? Le monde en pagaille, les gens se jetant aux pieds d'un dieu bizarre. J'ai pensé, mais bon sang, qu'est-ce qui se passe ici ?"

Vanille : "Mais ça devait arriver, tôt ou tard. Nous étions indemmes, car nous étions endormies, mais tout le monde avait déjà vécu 500 ans dans un monde mourant... vous ne pouvez pas leur reprocher de vouloir compter sur quelque chose, ils étaient si fatigués, à l'intérieur. Et ça m'a fait réfléchir. Si les enseignements de l'Ordre sont une bouée de sauvetage pour la population, eh bien, je devrais peut-être les aider, aussi."

Aoede : "J'ai entendu dire que pendant ces années, vous, Vanille, étiez "la Sainte de l'Ordre du Salut". Je suppose que, en tant que sainte, vous vouliez aider autant de personnes que possible lorsque vous avez coopéré avec eux."

Vanille : "...Oui, mais il s'est avéré que je ne travaillais pas avec eux du tout. J'étais utilisée."

Aoede : "Utilisée ?"

Fang : "L'Ordre a exploité les sentiments de Vanille. Ils l'ont accueilli dans la cathédrale, lui ont raconté de beaux mensonges, des choses qu'elle voulait entendre. Elle est du genre à prendre tout au sérieux et elle a cru tout ce qu'ils lui ont dit, n'a jamais rien soupçonné. Elle s'est mis dans la tête qu'elle pourrait aider tout le monde, aussi longtemps qu'elle faisait tout ce que l'Ordre voulait."

Vanille : "... Ça a toujours été un de mes défauts. Vous savez comment c'est, vous continuez de penser que vous devez corriger vos faiblesses, mais à la fin vous ne pouvez jamais changer. Mes sentiments ont été pris dans une impasse, avant que je ne sache ce que je faisais, j'avais adhéré aux plans de l'Ordre - non, aux plans de Dieu."

Aoede : "Dieu ... vous parlez du Dieu Glorieux, Bhunivelze. Snow a dit que Bhunivelze était aussi celui derrière vos réveils du cristal. Est-ce vrai ?"

Fang : "Qui sait ? Ça semble l'explication la plus plausible, mais de ce que nous savons, Lumina pourrait bien être derrière ça."

Aoede : "Lumina ... la fille qui est apparue lorsque vous vous êtes réveillées. Le premier enfant à apparaître en 500 ans, dans un monde où les enfants ne pouvaient plus naitre - de cette manière, vous ne pouvez pas vous empêcher de penser à elle comme une sorte de Saint-enfant de Dieu."

Fang : "Sainte, mon cul, c'était une petite morveuse m**dique, comme le Chaos personnifiée. Mais pour une raison quelconque elle était vraiment attachée à Vanille."

Vanille : "Lumina s'est peut-être comportée comme une farceuse malveillante, mais vraiment, elle était une jeune fille solitaire qui voulait de l'attention. Peut-être qu'elle nous a réveillées parce qu'elle voulait quelqu'un pour la gâter."

Fang : "Tout de même, Lumina aurait pu travailler sous les ordres de Bhunivelze, aussi. Dans tous les cas, lorsque Light et moi étions à la recherche de la "Clavis sacrée", Lumina a saboté les recherches."

Les derniers jours

Aoede : "Vous êtes partie pour le désert directement après votre réveil du cristal ?"

Fang : "Non, j'ai passé quelques années avec Vanille, sous la garde de l'Ordre. On vivait à Luxerion, où la cathédrale se trouvait. En un sens, c'étaient les jours les plus faciles de nos vies, après tout ce que nous avions vécu. Nos vies à Oerba, sur Gran Pulse où nous sommes nées et avons grandies, ces jours étaient juste des épreuves difficiles les unes après les autres. Quand nous sommes devenues l'Cie, chargées de détruire Cocoon, eh bien, "une vie difficile" était loin de ce que nous nous étions imaginé. Donc, tu vois pourquoi je pensais que nous la couler douce à Luxerion n'était pas une si mauvaise idée. Et il y avait un certain nombre d'hommes et de femmes honnêtes parmi les adeptes de l'Ordre."

Vanille : "Ils nous ont très bien traitées."

Fang : "Peut-être, mais même si les subalternes étaient des bons gars, ceux au sommet de l'Ordre étaient des pourritures. J'ai compris que si les choses allaient conformément à leurs plans, Vanille serait en danger, alors j'ai quitté Luxerion. Je voulais prendre Vanille avec moi, mais même en la forçant, elle n'aurait pas bougé."

Vanille : "À l'époque, je pensais qu'il était préférable de rester avec l'Ordre. Je peux être vraiment têtu parfois, sur les choses les plus étranges, même si je suis juste une chiffe molle le reste du temps.

Fang : " Quand as-tu été une chiffe molle ? Quoi qu'il en soit, à la fin j'ai quitté Luxerion seule et me suis dirigée vers le désert. Je comptais rechercher la Clavis sacrée, toute seule, mais je suis tombée sur ces bandits, une bande de pilleurs de tombes. Donc j'ai décidé de me lancer avec eux et de ratisser les ruines ensemble."

Vanille : "Elle fait sonner ça comme un partenariat, mais en réalité, j'ai entendu dire qu'elle les a battus à plates coutures. Le gang de bandits, Monoculus, ils lui ont cherché la bagarre, alors elle leur a donné une bonne raclée et ils ont fait d'elle leur chef."

Fang : "C'est à ça que ça ressemblait ? Eh bien, de toute façon, il est vrai que nous avons eu une petite "discussion" et le moment d'après, les bandits rampaient à genoux, suppliant "S'il te plaît soit notre chef !" Je n'ai vu aucune raison de refuser, alors je suis devenue le chef des Monoculus."

Aoede : "Et puis vous avez conduit les bandits à la recherche de la Clavis sacrée. Comment les fouilles se passaient ?"

Fang : "Mal. Les ruines étaient scellées et on ne pouvait pas s'approcher des zones cruciales. Light était celle qui avait ouvert la voie."

Vanille : "Fang était partie depuis 4 ou 5 ans quand Lightning nous est revenue, je crois."

Fang : "C'est ça. Sans ses pouvoirs de "Libératrice", on n'aurait jamais rompu ce sceau sur la Clavis sacrée."

Aoede : "Quel genre de pouvoirs la Clavis sacrée avait-elle ?"

Vanille : "Le pouvoir de convoquer les âmes des morts et de les purifier. On pourrait penser que, avec une description comme ça, ce serait quelque chose de sacré, mais l'Ordre avait un usage terrifiant à l'esprit, pour la Clavis sainte. Mais j'étais une idiote. Je n'ai pas pu voir à travers leurs plans."

Fang : "Si l'Ordre - non, si Bhunivelze avait obtenu ce qu'il voulait, les âmes des morts auraient été supprimées, elles n'auraient jamais pu renaître. Tout le monde aurait tout oublié de "l'autre monde", je parie."

Aoede : "...Mais en l'état actuel des choses, beaucoup de monde - moi-même inclus - s'accroche aux souvenirs de "cet autre monde" au plus profond de nos coeurs. Cela signifie vous avez mis fin aux plans de Bhunivelze. Mon âme doit avoir été sauvée, à ce moment, par vous tous."

Vanille : "Je n'ai rien fait. Je ne faisais qu'inquiéter Fang et laisser Lightning me montrer le chemin."

Fang : "Light nous a sauvés... chacun d'entre nous."

À ce stade, Aoede n'est plus en mesure de contrôler son enthousiasme ; elle oublie qu'elle est là pour entendre leur histoire et est, au lieu de cela, conduite par les pensées de rencontrer Lightning.

Aoede : "Dans ce cas, je voudrais bien rencontrer Lightning et entendre son histoire. Mon interview avec Hope m'a lancé dans ce voyage et j'ai rencontré Sazh, Snow, tout le monde qui s'est battu à vos côtés, mais Lightning est la seule avec laquelle je ne peux pas entrer en contact. En regardant en arrière par rapport aux interviews jusqu'à présent, il me semble qu'elle, "La Libératrice", est la personne au cœur de tout, celle qui a sauvé "l'autre monde"."

Fang et Vanille s'échangent un regard, puis hochent la tête. Aoede les observe et se rend compte que pour deux personnes qui ont vécu autant de temps ensemble, même un bref regard est suffisant pour comprendre l'autre.

Fang : "Et qu'est-ce que tu vas faire quand tu auras rencontré Light ?"

Aoede sent la question pragmatique comme une piqûre de lance ; énervée, elle ne parvient pas s'exprimer calmement.

Aoede : "Eh bien, euh, naturellement je voudrais une interview... Et il ya quelque chose que je veux qu'elle sache également, combien je lui suis reconnaissante. Lightning est celle qui a sauvé nos âmes dans "l'autre monde", n'est-ce pas ? Si elle nous a sauvés, je tiens à la remercier pour cela."

Fang : "Eh bien, elle sait déjà que tu es reconnaissante - parce que tu es là, en vie."

Vanille, avec une douce, mais confiante voix, explique ce que Fang veut dire.

Vanille : "C'est ce que souhaitait Lightning, du fond de son cœur. Elle voulait que chacun soit capable de vivre tournés vers l'avenir, sans être privés de leur passé. Pour cela, elle a combattu Dieu et sa victoire lui a valu ce monde - un monde nouveau pour que chacun puisse vivre."

Fang : "Tant que tout le monde est heureux de vivre dans ce monde, le souhait de Light s'est déjà réalisé. Pas besoin de lui courir après en brandissant ta reconnaissance sur un drapeau, elle ne voudrait pas quelque chose comme ça, si tu veux mon avis."

Aoede : "...En d'autres termes, vous me dites de la laisser respirer ? Que je devrais laisser Lightning tranquille ?"

Fang : "Il va sans dire que si tu parviens à la trouver de ton propre chef, eh bien, tant mieux pour toi, tu ne m'entendras pas me plaindre. Tu es libre de chercher après elle."

Vanille : "Ce qui s'applique pour vous, s'applique aussi à Lightning. Elle est déjà libre."

Dans n'importe laquelle de ses autres interviews habituelles, Aoede aurait continué à leur mettre la pression pour des informations sur Lightning, mais avec Fang et Vanille, elle se retrouve réticente à les contrarier. Elles se sont sacrifiées pour soutenir Cocoon, où elle a vécu et pour cela, elle leur est redevable. Pourtant, Aoede ne renonce pas à sa quête pour rencontrer Lightning ; elle décide qu'il est temps de revenir au commencement, qu'il est temps de demander le dernier élément de l'histoire à l'homme qui a soutenu Lightning pendant les 13 jours avant la fin de "l'autre monde" - Hope Estheim.

Traduction réalisée par : kitsune-fantasy-music.skyrock.com

Chapitre VIII - Chroniques d'une ère chaotique

Chapitre VIII

Aoede se rappelle ce que lui a dit Hope à la fin de son interview : "Revenez vers moi quand vous aurez découvert la vérité derrière "l'autre monde" et je vous dirai tout ce que je sais." C'était le début du voyage d'Aoede ; dans sa recherche des souvenirs d'un monde qui n'existe plus, elle a rencontré ses amis et au milieu de tout cela, a récupéré ses souvenirs à moitié oubliés.

Aoede : "Mon nom était "Aoede ", dans cet autre monde. Vous et moi, nous faisions partie de la même ère et j'ai moi aussi été entraînée dans la Purge."

Aoede commence son introduction de cette manière lors de sa deuxième visite et Hope Estheim sourit doucement en réponse.

Chapitre 8 : Hope Estheim

Avant de commencer leur deuxième interview, Aoede résume tout ce qu'elle a appris au cours des interviews jusqu'à présent - la Purge, la bataille pour Cocoon, le voyage de Serah et Noel pour réparer le temps et cetera. Aoede fait cela pour prouver qu'elle a bel et bien "découvert la vérité derrière cet autre monde", comme Hope lui a demandé. Elle compléta l'histoire, longuement, et Hope hoche la tête, plongé dans ses pensées.

Hope : "Je suis impressionné par vos recherches. Il y avait même certaines choses que j'ignorais. Donc, vous avez vraiment fait la rencontre de tout le monde."

Aoede : "Pas tout le monde. En fin de compte, je n'ai pas été en mesure de rencontrer la personne la plus importante de toutes."

Hope : "Je vois, donc vous n'avez pas rencontré Light..."

Il y'a une pointe de déception dans sa voix ; Aoede se demande si elle a déçu Hope, pour ne pas, en fin de compte, avoir fait ce qu'il faut pour rencontrer Lightning - ou s'il ne sait pas où Lightning se trouve et avait espéré qu'Aoede serait capable de la retrouver. Elle n'a toutefois pas le temps de déchiffrer la réponse.

Hope : "Permettez-moi d'honorer la promesse que j'ai faite. Vous avez appris la vérité derrière cet autre monde. Je vous dirai tout ce que je sais."

Hope sort un épais dossier et le laisse sur la table. Il n'y a rien d'autre sur la couverture que le titre, qui est bref et direct :

"Chronique de l'Ère Chaotique"

Hope : "Ce sont mes souvenirs."

Conseil de Renaissance

Aoede et Hope commencent par parler de l'aube de l'Ère Chaotique.

Hope : "Je suppose que vous savez déjà ce qui est arrivé après que Serah et Noel aient vaincus Caius Ballad."

Aoede : "Le monde a été inondé par une effusion de Chaos à cause des plans de Caius et Serah a perdu la vie. C'était le début de l'âge de ruine. Finalement, "l'autre monde" a commencé à couler dans l'océan de Chaos et pour l'humanité, le cycle de la vie et de la mort a également été détruit - c'est à peu près ce que j'ai recueilli auprès de tout le monde."

Hope : "C'est exact, l'humanité a perdu sa capacité à vieillir et il n'était plus possible de mourir de vieillesse. Mais en échange, de nouvelles vies - les enfants, ne pouvaient plus naître. Ce phénomène inhabituel a été confirmé directement après que le Chaos a commencé à envahir."

Aoede : "Donc, il ne vous a pas fallu plusieurs années pour découvrir cela."

Hope : "Non, dès que le combat était terminé, j'ai rassemblé chacun des scientifiques de l'Académie et nous avons enquêté. À l'époque, tous les citoyens avaient été évacués et vivaient à l'intérieur du Cocoon artificiel, mais même si tout le monde était en sécurité pour le moment, il était nécessaire d'élaborer des plans pour le long terme. C'est pourquoi nous nous sommes dépêchés d'analyser ce qui arrivait au monde et quels genres d'effets interminables l'effusion de Chaos allait avoir sur le monde et le corps humain. Nous ne pouvions pas laisser le public connaître nos découvertes sans une connaissance solide sur le genre de réalité dont nous faisions face."

Aoede : "Comment les citoyens ont-ils réagi ? Je suppose que certains ont été heureux d'être débarrassés des effets du vieillissement, mais j'ai entendu dire que même si personne ne vieillissait, il était toujours possible de mourir de maladie, ou par accident. Et sans nouveaux enfants, la population ne peut que décroître. À long terme, l'humanité sera sûrement -"

Hope : "Menacé d'extinction. Une conclusion évidente, ce n'est pas sorcier."

Aoede : "Beaucoup de gens ont certainement dû être désespéré quand ils ont appris la vérité ?"

Hope : "Oui, nous savions qu'aussitôt que nous aurions annoncé ceci, le peuple arrêterait de se soucier de quoi que ce soit, le taux de criminalité et le nombre de suicides monteraient en flèche, les émeutes éclateraient partout... Nous avions prévu qu'il serait désastreux de publier nos découvertes. Nous avons donc pris des mesures préventives, fait en sorte que ça ne tournerait pas ainsi."

Aoede : "... Vous voulez dire que vous avez caché le fait que personne ne vieillissait ?"

Hope : "Non, bien sûr que non. Même si nous avions caché la vérité, il allait devenir évident pour tous que personne ne vieillissait après quelques années. Nous avons dit la vérité au public, toute la vérité, nous n'avons rien caché. Mais nous l'embellit avec "l'espoir", et cet "espoir" était le Conseil de la Renaissance."

Aoede : "C'était la structure qui est née de l'Académie, n'est-ce pas ? Vous étiez le leader et Snow et Noel en faisait partie, aussi. De ce que je comprends, elle a servi à protéger les citoyens contre la menace du Chaos et était une structure qui fonctionnait comme gouvernement - mais qu'est-ce que vous voulez dire quand vous dites qu'elle était "l'espoir" ?"

Hope : "La mission du Conseil de la Renaissance, par-dessus tout, était de sauver l'humanité du désespoir. Lorsque nous avons fait savoir que l'humanité ne vieillirait plus, nous avons également annoncé la création du Conseil de la Renaissance. J'ai fait un discours, j'ai essayé d'atteindre le bon sens du peuple. "Si les enfants ne naissent plus, l'humanité finira par s'éteindre. Je vous demande donc votre coopération, nous pouvons surmonter ces temps désespérés ensemble. Comme nous nous opposons à l'invasion du Chaos, la science nous révèlera sa vraie nature et nous allons trouver un moyen d'accueillir les enfants en ce monde de nouveau. Il arrivera un jour où une nouvelle vie naitra. À cette fin, le Conseil de la Renaissance fera tout ce qu'il peut." - c'était plus ou moins ce qu'il s'est passé. Heureusement, les citoyens ne l'ont pas trop mal pris. Le fait que nous étions tous incapables de vieillir était maintenant déclaré au grand jour, mais nous n'avions vu pratiquement aucun effet néfaste sur la société. "

Aoede : "Eh bien, vous avez été à la hauteur de votre nom, vous avez donné l'espoir au peuple."

Aoede voyait ça comme une blague, mais la réaction de Hope la surprend : sa bouche se tord en un sourire auto-dénigrant.

Hope : "Ou vous pourriez dire que je les ai distraits, les ai fait détourner le regard du désespoir. En fait, notre recherche sur le Chaos et nos corps non vieillissant était très rudimentaire et nous n'avions pas la moindre idée de quand et comment nous allions tomber sur la solution. Je ne pouvais voir l'espoir nulle part, mais j'ai prétendu qu'il était là et bien visible. Je leur ai donné un pansement pour leurs blessures."

Aoede : "Tout le monde vivait dans la crainte du Chaos et il fallait les protéger du désespoir. Je ne pense pas qu'il y avait une autre manière de procéder... "

Hope : "Vous avez raison et c'est ce que je me disais. Après la création du Conseil, je n'étais plus un scientifique résolu à chercher la vérité. Au lieu de cela, je me suis retrouvé agissant de plus en plus comme un politicien, faisant des compromis, les acceptant. Et environ à ce moment, le fal'Cie apparu soudainement."

Faux Espoirs

Aoede et Hope passent rapidement sur ce qu'ils savent des fal'Cie ; à l'époque, tout le monde vivait dans le Cocoon artificiel, mais par la suite, même Cocoon a commencé à montrer des signes d'érosions dû aux effets du Chaos. Laissé tel quel, le Cocoon artificiel finirait par cesser de fonctionner et l'humanité perdrait le seul endroit sûr pour vivre - juste quand les gens commençaient à se sentir gêné, le fal'Cie Pandemonium s'est montré, sans aucun avertissement. Il a cultivé les terres, les a rendues habitables, a construit des villes, a produit de la nourriture et des ressources.

Hope : "En d'autres termes, il allait nous materner comme si nous étions une couvée de poussins, nous donner le confort d'un nid et un approvisionnement constant en nourriture. C'était un appel pour les personnes enfermées dans le Cocoon artificiel. "Le fal'Cie vous abritera et vous nourrira généreusement, alors venez, sortez du Cocoon artificiel" - c'était un bel appât, il ne fallait pas se leurrer."

Aoede : "Vous saviez qu'il essayait de vous appâter, mais finalement l'humanité s'est déplacée à la surface. Voilà ce que j'ai entendu de Snow."

Hope : "C'est exact, je suis celui qui a pris la décision. Le Cocoon artificiel commençait à se détériorer dû aux effets du Chaos et il n'était plus possible de continuer à abriter le nombre de personnes que nous avions. Il était nécessaire de déplacer les gens, même si nous savions qu'il y avait un risque que le fal'Cie dévore tout le monde."

Aoede : "Il doit y avoir eu des répercussions quand vous avez dit aux citoyens de quitter la sécurité du Cocoon artificiel et de descendre à la surface infestée par le Chaos."

Hope : "Oui, les débats et les persuasions ont pris plusieurs années. En fin de compte, j'ai fait une déclaration : "Nous n'avons aucun avenir si l'humanité continue à se terrer dans le Cocoon artificiel. Nous devons cultiver les terres et nous dresser contre le Chaos. Nous utiliserons tout ce que nous pouvons obtenir entre nos mains, fal'Cie ou non. Nous ne ferons pas de discrimination, nous n'expulserons personne. Tous les citoyens iront, comme des hommes et des femmes égaux et pour le prouver, je serai le premier à descendre à la surface." - C'était plus ou moins ce que j'ai dit."

Aoede : "Et les gens ont été convaincus parce que vous leur avez montré que vous étiez prêt à y aller en premier."

Hope : "...J'ai moi-même pensé que c'était une véritable mascarade. Les mots sortant de ma bouche ont semblé nobles, vertueux, mais au final, tout ce que j'ai fait ne représentait rien de plus qu'un jeu politique pour convaincre le peuple. Je leur ai vendu de faux espoirs... de nouveau."

Une fois de plus, un sourire auto-dénigrant aborde brièvement ses lèvres.

Hope : "Avec cela, toute l'humanité est descendue sur la terre et le Cocoon artificiel a été laissé désert... sur le papier, du moins."

Aoede : "Seulement sur le papier ?"

Hope : "Une équipe de scientifiques, un très petit nombre d'entre eux, est restée dans le Cocoon artificiel. Je voulais qu'ils fassent pleine utilisation de l'énergie et des installations de pointe que le Cocoon artificiel fournissait et qu'ils trouvent un moyen de se battre contre le Chaos. Leurs existences étaient des informations hautement confidentielles. Nous avions peur que le fal'Cie puisse s'en prendre à nous si l'information était révélée d'une façon ou d'une autre. C'est pourquoi les scientifiques ont maintenu tout contact avec la société au minimum absolu, se sont enfermés dans le Cocoon artificiel et ont donné tout ce qu'ils avaient à la recherche."

Aoede : "Vous ne faisiez pas partie de l'équipe de recherche ?"

Hope : "J'étais occupé à garder le Conseil de la Renaissance uni. À ce moment là, j'étais entièrement politicien, à l'intérieur et à l'extérieur."

Hope parle ensuite de la façon dont il a supervisé, en secret, les recherches effectuées dans le Cocoon artificiel, tout en veillant, en tant que chef du Conseil, à ce que la société humaine continue de progresser dans le droit chemin. Les citoyens ont fait usage des fournitures produites par le fal'Cie Pandemonium, mais ils ont pris soin de ne pas être trop dépendants et fait en sorte que les hommes eux-mêmes continuent d'être le pilier central de soutien pour la société humaine. Leur diligence a porté ses fruits et deux villes ont surgit à la surface de la terre : Luxerion et Yusnaan.

Aoede : "Je sais que vous aviez l'aide du fal'Cie, mais je ne peux pas imaginer sortir dans la nature et construire une nouvelle ville, avec le Chaos tout autour de vous - l'humanité doit être beaucoup plus forte que je pensais. Par ailleurs, que se passait-il avec les scientifiques dans le Cocoon artificiel ?"

Hope : "Ils faisaient de leur mieux, mais c'était laborieux. Nous avions tout le temps du monde parce que nous ne pouvions plus vieillir, mais même après 100 ans de recherche, nous ne faisions pas de réel progrès."

Aoede: "100 années qui n'ont absolument rien données... Un grand nombre de personnes a dû sentir que c'était peine perdu et a renoncé..."

Hope : "Mais ceux qui sont restés étaient conscients des difficultés qu'ils avaient à affronter et étaient d'autant plus attachés à leur travail. C'était grâce à eux que nous avons pu continuer les recherches. Et finalement, nous avons fait une découverte. Avez-vous entendu parler de la "technologie PMA" ?"

Aoede : "Laissez-moi réfléchir... c'était commun sur Cocoon. Le Principe de manipulation de l'antimatière. - En utilisant ce principe, vous pouviez simuler la magie, contourner les lois de la gravité, toutes sortes de choses."

Hope : "C'est exact, nous avons découvert que nous pouvions contrôler le Chaos avec cette technologie. Si tout fonctionnait parfaitement, le monde n'aurait plus jamais été envahi par le Chaos de nouveau. Nous avons vu qu'il était possible d'arrêter la destruction du monde. Plus de 300 ans s'étaient écoulés depuis le début de l'Ère Chaotique et enfin... enfin nous avions pu voir un réel "espoir"."

Aoede pense qu'elle sait ce qu'a dû ressentir Hope à l'époque ; il avait été le chef de la population, mais jusqu'à ce moment-là, il avait menti à son peuple, contre sa volonté. Il ne pouvait voir l'espoir nulle part dans l'avenir qui attendait l'humanité, mais il prétendait qu'il était là. Aoede se demande si cet homme, qui a essayé d'empêcher l'humanité de sombrer dans le désespoir, qui a dû continuer à mentir - elle se demande s'il avait eu à vivre avec un sentiment de culpabilité pendant 300 ans, même s'il savait qu'il avait toutes les justifications du monde. Si c'était en effet le cas, quand Hope a vu qu'il pourrait être possible d'empêcher la fin du monde avec la technologie pour contrôler le Chaos - quand il a vu l'authentique, le véritable "espoir", il a dû ressentir ça comme le salut.

Mais Aoede connaît déjà la fin de l'histoire. Elle sait déjà, des interviews qu'elle a fait à ce jour, que les recherches n'ont jamais été achevées. L'espoir que Hope a souhaité n'était qu'une illusion qui ne s'est jamais concrétisée.

Le Fantôme Aux Cheveux de Couleurs Rose

Aoede : "La technologie pour contrôler le Chaos était déjà à portée de main, alors pourquoi la recherche n'a jamais été achevée ? Qu'est-ce qui pourrait être arrivé ? La recherche a-t-elle été interrompue parce que vous avez disparu, ou, selon leurs termes, parce que vous aviez été "enlevé" ?"

Hope : "C'est seulement arrivé beaucoup plus tard. Les scientifiques dans le Cocoon artificiel ont été les premiers à disparaître. Ils étaient appelés à disparaître, l'un après l'autre."

Aoede: "Appelés à disparaître ?... Vous voulez dire que quelqu'un les a tués ?"

Hope : "Non, ils ont littéralement disparu. Pas de corps, pas même un morceau de leurs effets personnels, ils ont disparu, juste comme ça. La seule chose qu'ils ont laissé derrière étaient quelques mots."

"La femme avec les cheveux de couleur rose nous emmène avec elle."

"Tel était le message laissé par les scientifiques quand ils ont commencé à disparaître, un par un."

"La femme aux cheveux de couleur rose" - la première personne à laquelle pense Aoede est Serah Farron, mais elle sait qu'il ne peut pas s'agir d'elle, parce que Serah était déjà mort à ce moment-là.

Mais il y'a une autre personne qui partage la couleur des cheveux de Serah, sa sœur -

Aoede : "Ça ne pouvait pas être Lightning qui a enlevé les scientifiques... non ?"

Hope : "C'est ce que j'ai soupçonné, au début. Je me suis demandé si, après une longue disparition, Light était revenue et les emportait. Mais en même temps, je ne pensais pas que la vraie Light soit capable de kidnapper quelqu'un. En tout cas, j'ai commencé à enquêter, essayé de comprendre ce qui se passait... mais c'était trop tard. Avant que je ne le sache, tous les scientifiques avaient disparu. Le Cocoon artificiel était devenu une arche déserte, exempte de toute la vie humaine. "

L'équipe de scientifiques avait disparu et les recherches pour contrôler le Chaos étaient au point mort. C'est à ce moment que des choses étranges ont commencé à arriver à Hope, physiquement et mentalement.

Hope : "Les recherches sur lesquelles j'avais fondé mes espoirs partaient en fumée et naturellement, je suis tombé dans une profonde dépression. Ça a dû créer une faille, une ouverture, dans mon coeur, parce que j'ai commencé à voir le fantôme aussi."

Aoede : "Une femme avec des cheveux de couleur rose - était-ce Lightning ?"

Hope : "Je ne sais pas. Ça se manifestait comme un flash. Chaque fois que j'essayais de découvrir sa véritable identité, il était parti l'instant suivant. Quand j'essayais de lui parler, il disparaissait avant que ma voix ne puisse l'atteindre. Et puis, quand j'oubliais tout, il se montrait à nouveau. Les choses se passaient ainsi, encore et encore. Il n'y avait pas de fin, donc j'ai décidé d'ignorer l'illusion. Je prétendais ne pas être dérangé par cela même quand je pouvais le voir et j'ai essayé de me sortir l'illusion de la tête."

Aoede : "Mais quand vous devez vous rappeler de ne pas vous soucier de quelque chose, vous finissez habituellement d'autant plus affecté par cela. Est-ce que j'ai raison ?"

Hope : "Oui, c'est exactement ça. Ça s'est retourné contre moi. Plus j'essayais de ne pas m'en soucier, plus j'étais fasciné et mes sentiments ont été lentement attirés hors de moi. À ce moment,je me suis retrouvé incapable de penser à quoi que ce soit, sauf à l'illusion - et à Light. Ce doit être la raison pour laquelle je commençais à revivre le passé dans mes rêves de plus en plus souvent. Et une fois que ça se produisait, l'illusion que je voyais commençais à apparaître dans mes rêves aussi. Il y avait des moments où elle me parlait comme la Light que je connaissais depuis très longtemps..."

"Ça a continué pendant de nombreuses années et à un certain point, j'ai commencé à perdre ma capacité à dire si mes souvenirs étaient réels ou si ce n'était qu'une illusion. Quand j'essayais de me rappeler mes souvenirs de Light, il devenait de plus en plus difficile de dire si c'était vraiment quelque chose que j'avais vécu, ou si c'était juste un rêve, une hallucination."

Aoede : "Vous voulez dire que vos souvenirs de Lightning étaient mélangés avec le fantôme aux cheveux roses ?"

Hope : "Pas seulement ça, il devenait de plus en plus difficile pour moi de séparer rêve et réalité. J'entendais la voix de Light dans un rêve et me réveillais ensuite pour constater que sa voix résonnait à mes oreilles, des choses comme ça... en bref, mon esprit tombait en morceaux, petit à petit."

Aoede trouve cela difficile à croire, surtout quand elle a entendu tout le monde parler avec beaucoup de bien de l'intelligence et l'esprit rationnel de Hope Estheim. Et pourtant, quelqu'un a été en mesure de l'envoyer au bord du gouffre, de lui faire perdre de vue la limite entre réalité et rêve. Qui aurait pu le faire, qui aurait pu briser l'esprit de Hope, l'esprit de quelqu'un qui avait jusque-là guidé l'humanité, qui n'avait jamais cédé à l'adversité ? Aoede sait qu'il n'y a qu'une seule réponse.

Aoede : "Bhunivelze, le Dieu de la Lumière, était derrière tout ça..."

Hope : "C'est ainsi que Dieu a procédé. Il est peut-être un Dieu, mais il n'a pas de contrôle direct sur les cœurs des hommes. Cependant, il était capable de créer des illusions. Il faisait en sorte que tous ceux qui voyaient ses illusions deviennent obsédés en essayant de comprendre ce qu'elles pourraient éventuellement signifier. La victime devient incapable de penser à quoi que ce soit excepté aux illusions et perd ensuite tout sens du jugement. L'esprit, épuisé et vers nulle part où se tourner, se cramponne désespérément aux illusions de Dieu."

Aoede : "Il vous a conduit au désespoir, vous a privé de votre raison, a contrôlé votre esprit - c'est un ennemi terrifiant."

Hope : "Je suis tombé dans le piège de Bhunivelze. Et quand je me suis finalement rendu compte de ce qui se passait, je n'étais plus en position de me battre. Le fantôme rose qui apparaissait devant moi, je savais qu'il n'était pas Light, qu'il était une entité dangereuse là pour manipuler mon esprit, mais mon cœur avait déjà été emmené et je ne pouvais plus rien y faire. J'ai quitté la ville, dirigé par le fantôme, et me suis trouvé attiré dans le Cocoon artificiel, alors complètement désert. Et là, je suis resté confiné et n'ai plus jamais été revu par quiconque. "

Aoede : "Voilà donc ce qui est arrivé lorsque vous avez été "enlevé"... Pourquoi Bhunivelze a fait de vous sa cible ? Votre existence était une gêne pour lui ?"

Hope : "Il voulait se servir de moi, en tant que son agent qui ferait en sorte que la "Libératrice" agisse selon les plans de Dieu et aussi comme son nouveau "récipient"."

Aoede : "C'est à ce moment que vous avez découvert que Lightning était la "Libératrice" ?"

Hope : "Oui. Ironique, n'est-ce pas ? J'ai été pris au piège par la fausse Light et c'est ainsi que j'ai appris que la vraie allait revenir. À ce moment-là j'étais déjà un prisonnier, mais j'ai voulu au moins envoyer "l'espoir" à mes amis, leur faire savoir que Light revenait."

"Donc j'ai utilisé le système du Cocoon artificiel pour envoyer un message à Snow et les autres."

'Lightning reviendra comme La Libératrice, mais prenez garde à l'imposteur.'

"J'ai voulu envoyer un message plus détaillé, mais le système de communication s'est éteint à ce moment même. Et juste après ça - ma conscience m'a été arrachée."

Hope a ensuite été refait par la main de Dieu ; il lui a fallu 169 ans, 13 ans à 13 reprises, pour le transformer en un "pion" qui agirait selon la volonté de Dieu. C'était pour veiller à ce que Lightning, "La Libératrice" réglée pour se réveiller avant la fin du monde, agirait selon les plans de Dieu. En attendant, le Chaos a continué à corroder le monde à une vitesse croissante, le précipitant la tête la première dans la destruction.

Et ensuite, le grand jour arriva.

Hope : "13 jours avant la fin du monde - elle s'est réveillée."

C'était le retour de Lightning.

Traduction réalisée par : kitsune-fantasy-music.skyrock.com

Chapitre IX - À bout de souffle

Chapitre IX

Dès que le vent tombe, une odeur désagréable agresse mes narines. Une odeur de brûlé...

L'odeur de cuisson ou d'un feu de joie serait agréable, relaxante, mais cette odeur dans l'air me rend malade. C'est l'odeur que vous obtenez lorsque vous assemblez des choses qui ne sont pas faites pour brûler ensemble, ça m'attaque le nez. Tout ceci mélangé à l'odeur de poussière et de sueur.

J'essaie de voir ce qui brûle, mais je ne trouve aucun feu autour de moi. Je pense que l'odeur doit avoir été portée ici par les vents, de loin... Quel idiote je suis. L'odeur vient de moi. L'odeur de fumée est infiltrée dans mes cheveux et vêtements. Elle a dû s'accrocher sur moi quand j'ai passé la barricade au coin de la rue, il y a un instant. La milice terrée dans la barricade avait fait brûler des morceaux de vieux pneus et des ordures dans des fûts en acier. Un écran de fumée de fortune.

Il y a quelques mois, c'était une ville somnolente, à l'écart. Maintenant, c'est un vrai champ de bataille. Les coups de feu, les explosions, les hurlements d'indignation et les cris perçants se répercutent dans ces vieilles rues de brique. Et ce n'est pas exclusif à cette ville, loin de là. Toutes les provinces voisines, aussi, se sont métamorphosées en champs de bataille violents.

Ce pays est actuellement divisé par une guerre civile. Cela a commencé avec une manifestation relativement pacifique, mais il y eu des mesures de répression violentes, le sang a été versé, et cela a irrité les gens, les a transformés en une foule d'émeutiers. Le gouvernement a tenté de soumettre le peuple par la force, mais une partie de l'armée s'est ralliée aux citoyens, se retournant contre le gouvernement. Finalement les bannières de la révolution ont été déployées, il y a eu un coup d'État, et les rênes du pouvoir ont changé de main ; et cette fois, la nouvelle autorité a commencé à sévir contre leurs prédécesseurs.

De vieilles querelles ethniques, qui auraient dû être enterrées, ont été déterrées. Les étincelles du conflit ont volé partout, les gens sont morts dans les escarmouches accidentelles qui sont alors devenues un tout de la guerre. Des forces armées d'autres pays ont été déployées à la dérobée, ajoutant de l'huile sur le feu - c'était un effet domino digne du diable lui-même, et les choses ont empiré petit à petit, jusqu'à ce que finalement, tout le monde soit coincé dans ce sable mouvant, dans une guerre civile qui ne va nulle part. Il y a tant de forces en jeu, que l'on est bien en peine de dire qui est l'ami de l'ennemi. Personne ne sait d'où la prochaine balle va venir.

C'est le genre de bataille que je retranscis. Et j'ai choisi de venir ici de mon plein gré.

Je regarde fixement la réalité, la vérité derrière le « nouveau monde ».

Mon voyage est terminé depuis six mois.

Je n'ai finalement pas été en mesure de retrouver Lightning, mais j'ai découvert l'histoire entière de « l'autre monde » de Hope Estheim ; il m'a tout raconté lors de notre seconde entrevue.

L'histoire du retour de Lightning, ses 13 jours avant la fin du monde - la libération des âmes, la bataille avec Dieu, et notre renaissance dans un nouveau monde. Lightning et ses amis ont lutté pour nous quand « l'autre monde » a pris fin, et grâce à eux, nous nous sommes réincarnés dans ce « nouveau monde ».

Cela aurait dû être un nouveau monde rempli d'espoir.

Mais que se passe-t-il vraiment ici, dans ce "nouveau monde" ?

Je ne sais plus. J'ai vu trop de choses épouvantables sur les champs de bataille.

Lightning et ses amis ont vaincu Bhunivelze, le Dieu de la Lumière. Ils ont mis fin au règne de Dieu sur l'humanité, et nous ont offert un nouveau monde où nous pouvons être libres. Ils ont fait tout cela pour nous, mais nous regardent aujourd'hui. Dans un monde sans Dieu, les humains commencent à s'entretuer. Pour quoi se sont-ils battus ? Quel était le but ? Ou est-ce un monde déprimant exactement comme nous le méritons ? Les humains sont stupides et conduits par l'avidité, et ce monde, ce désordre de haine et de conflits - est-ce un monde fait sur mesure pour l'humanité ?

J'entends des pas hâtifs, venant près de moi. L'indigne claquement de chaussures lâches est inévitable ; les bottes militaires ne sont pas adaptées aux pieds de leur propriétaire. Je l'entends se plaindre dans un souffle, de temps à autre, au sujet des rares approvisionnements reçus, et qu'il est presque impossible d'obtenir des chaussures qui conviennent.

Le jeune homme courant, un fusil à l'épaule, est un membre de la milice, assurant ma sécurité tandis que je fais mon reportage. Il m'a dit n'avoir reçu aucune formation militaire, que jusqu'à il y a peu de temps, il était seulement étudiant. Pas même les étudiants sont épargnés, ils doivent prendre les armes et combattre. Telle est la réalité de cette guerre civile.

"C'est mauvais ! Nous sommes en danger ici !"

Le jeune homme est anxieux. Je comprends ce qu'il veut dire un battement de coeur plus tard. Un missile atterrit sur le bâtiment face à nous.

Le bruit assourdissant est suivi d'une violente éruption de fumée, et de petits morceaux de débris pleuvent sur nous. Le jeune homme est habitué à ça, et il saute prestement pour se couvrir, mais tout ce que je peux faire est de me tenir en place, bêtement. Nous avons eu de la chance. Si le missile avait atterri juste un peu plus près, nous aurions été soufflés par l'onde de choc, ou peut-être même que nous serions écrasés par de grands morceaux de gravats.

Ma chance tourne l'instant suivant.

L'impact de l'explosion s'abat partout. Le deuxième missile explose tout près, et je perds conscience.

Chapitre 9 : À bout de souffle

Je reviens à moi, et stop.

Je ne sais pas comment, mais je suis sur mes pieds, marchant. Et je ne suis pas seule. Je fais partie d'un groupe de quelques douzaines de personnes, marchant tous péniblement dans la même direction, menés quelque part.

Je sais que j'ai été souflée par un missile et me suis évanouie après ça, mais je ne peux pas, malgré tous mes efforts, me rappeler de la raison pour laquelle je marche avec ces gens. Me suis-je réveillée et suis-je partie, complètement délirante, et j'ai d'une façon ou d'une autre rejoint ce cortège ? Peut-être que, dans mon désespoir, j'ai perdu mes souvenirs - je ne sais pas. Ce doit être le choc de l'explosion, mais je me sens légère et étourdie. Le bourdonnement dans mes oreilles est si fort que j'aurais de la chance si j'entends quoi que ce soit.

Je reste immobile, et le groupe continue à avancer, me laissant derrière. Certains d'entre eux ressemblent à des soldats, mais des citoyens constituent l'écrasante majorité. Ce doit être un groupe de réfugiés. J'essaie de chercher le jeune homme qui me guidait, mais je ne le vois pas.

Tous ces gens ont l'air complètement épuisés. Ils marchent en titubant, les épaules affaissées.

"Tout va bien ? Où allez-vous ?"

Je tente de leur parler, mais personne ne me répond. Je n'obtiens rien d'eux, pas même un soupir. Ou peut-être que quelqu'un a dit dit quelque chose, que je n'ai pu entendre, pas avec le bourdonnement dans mes oreilles.

Je renonce et décide de les suivre. Nous sommes entourés par une obscurité pâle, et il semble que la nuit soit presque sur nous. Je sais que je me suis évanouie juste un peu après midi, donc j'ai dû rester hors de mon esprit pendant des heures. Et ce n'est pas non seulement le passage du temps, que je n'ai pas remarqué ; d'une façon ou d'une autre, j'ai parcouru du chemin. J'avais enquêté autour de la ville, mais ici il n'y a pas un seul bâtiment, seulement un désert de désolation. Je lève les yeux, mais je vois seulement un ciel sombre, nuageux. Je ne pense pas que le soleil soit couché, pas encore, mais il n'est visible nulle part. Les ombres profondes et foncées malaxent mes pieds, et je ne peux pas voir pourquoi.

Quelque chose d'étrange se passe ici.

Finalement, la route se transforme en une longue pente ascendante. La montée rend ma respiration laborieuse, mais personne d'autre ne s'arrête pour reprendre son souffle. Le bruit de ma respiration en lambeaux se mélange avec les pas de ces marcheurs silencieux.

Je finis de monter la pente, et me trouve en haut d'une petite colline.

Un soupir m'échappe.

Un sombre océan se trouve devant moi. Ou peut-être est-ce un lac, ou un fleuve. Au-delà des eaux sombres qui coulent comme l'obscurité elle-même, les ombres s'accrochent comme un linceul, et je ne peux voir ni l'horizon, ni la rive opposée. Mais une chose est sûre. Lac ou fleuve, il ne devrait pas être ici. Mon travail en tant que journaliste m'a emmené à une région enclavée. Pas de grands lacs, pas de rivières, rien.

Quel est cet océan ?

Je suis complètement perdue, mais personne ne me prête attention ; le cortège défile devant moi, en bas de la colline et vers le rivage. Ceux qui mènent la voie ont déjà atteint le ressac, et pataugent dans les eaux foncées. Qu'essaient-ils de faire ?

C'est à ce moment-là que je remarque un homme en particulier, se tenant sur le rivage, observant notre progrès. Il porte sa force musculaire comme une forteresse, et une aura impitoyable se dégage de lui. Ses cheveux violets se balancent doucement dans le vent, un vent manqué du parfum salé de la mer.

Je suis debout, figée sur place, et le regarde fixement. Ma présence ne passe pas inaperçue auprès de lui, et nos regards se croisent. Je ne crois pas l'avoir déjà rencontré, mais -

"Vous devriez savoir qui je suis."

Sa voix vient à moi comme si c'était les grondements de la terre sous mes pieds, de quelque part de profondément ancré ci-dessous.

"Vous les avez rencontrés « eux » et avez découvert la vérité derrière « l'autre monde »."

Ses mots remuent ma mémoire, et je pense que je sais de quoi il parle. Par « eux », il doit vouloir dire Hope Estheim et ses amis.

"Comment savez-vous que je les ai rencontrés -"

"Votre coeur est bien trop transparent pour moi. Ils ont déjà dû vous informer. Je suis cet ennemi méprisable qui a manipulé le Chaos et appelé la destruction - mon nom est déjà connu de votre mémoire."

Il se tourne vers moi, sa main droite tendue, et rassemble le vide en son poing. Cela ressemble à de la sorcellerie ; je sens une étroitesse dans ma poitrine, comme si mon coeur a été attrapé dans la poigne d'une main invisible. Mon coeur commence à marteler, sauvagement, et je dois lutter pour respirer. Et un seul nom flotte au premier rang de ma conscience, traîné à contrecoeur des profondeurs de mon esprit.

"Caius Ballad – !"

L'homme qui voulait la fin du monde, l'homme qui a causé la distorsion du temps, l'homme qui a lâché la force destructive connue sous le nom de Chaos.

A l'issue du combat qui a duré 13 jours, « l'autre monde » a été détruit, et les âmes des hommes se sont réincarnées dans le « nouveau monde », avec Lightning et les autres pour montrer le chemin.

Mais Caius a rejeté la renaissance. Il est resté dans le royaume entre la vie et la mort et est devenu un berger pour les âmes des morts.

Les âmes des morts.

La réalisation me frappe comme une tonne de briques, et je me tourne pour regarder le cortège de gens dont je faisais partie. Ils se dirigent vers la mer, et ne montrent aucun signe de ralentissement, même lorsque l'eau atteint leurs chevilles, où les vagues se cassent à maintes reprises sur le rivage. Ils marchent de façon constante dans les profondeurs, sans hésitation, et un par un, ils disparaissent sous les vagues, coulant dans l'obscurité. Un cortège lisse et silencieux. Sans un mot, ils sont entièrement avalés par les eaux, ne laissant rien dans leur sillage, pas même une seule bulle. Comment pouvais-je ne pas l'avoir vu ? Pas un seul d'entre eux a dû reprendre son souffle, personne n'a soupiré, pas une fois, durant le long voyage.

Ces personnes ont déjà pris leur dernier souffle - Alors qu'est-ce que cela signifie pour moi ? Ne suis-je pas une partie du cortège, moi aussi ?

Je refuse de l'admettre, mais la réalisation se glisse dans ma conscience tout de même. Le choc est trop dur pour que je me soutienne, et mes genoux commencent à trembler. Incapable de tenir debout plus longtemps, je me laisse tomber à genoux.

Je suis morte. Le missile m'a eue.

L'incertitude et la confusion brisent la surface de mon esprit comme des vagues, laissant un blanc complet. Je suis morte, je suis morte, je suis morte, je suis morte –

Avant que je comprenne ça, tout le monde est parti. Les morts ont tous été avalés par la mer des ténèbres, et je suis seule, à genoux devant le Dieu de la Mort.

"Tous les morts ont disparu dans l'obscurité. Il est presque temps pour vous d'y aller."

Je suis écrasée par le poids des mots solennels de Caius. Aller dans le lavabo de la Mer Noire, c'est ce qu'il me dit ? Qu'est-ce qu'il advient de moi ensuite ? Vais-je errer au fond des eaux sombres, comme l'un des morts ? Ce sera la fin pour moi ?

Je déteste ça. Ce n'est pas comme ça que je veux que ma vie se termine.

"... Attendez."

Il n'y a plus rien pour moi, hormis la mort. Si ceci est la fin de la ligne, il y a des choses que je veux savoir avant que ma vie ne disparaisse.

"Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi ai-je était réincarnée dans « ce monde » ? Quel était le but ?"

Caius ne répond pas ; ne réagit pas, même. Eh bien, ça m'est égal. Je continue à exhaler.

"La Libératrice a vaincu Dieu durant les 13 derniers jours, et nous avons obtenu un nouveau monde. Nous tous qui avions vécu dans « l'autre monde », nos âmes ont étaient menées ici, dans « ce monde » Cela aurait dû être un nouveau monde rempli d'espoir."

"Dites-vous qu'il ne l'est pas ?"

"J'ai vu le vrai visage de ce monde, sur les champs de bataille. Nous nous détestons, nous nous tuons les uns les autres."

"Vous avez simplement décrit l'être humain. Le conflit se trouve au cœur de l'humanité. Une fois que les Dieux qui avaient l'habitude de tenir les rênes de l'humanité disparaissaient, il était naturel pour les hommes de lutter contre les autres pour obtenir le contrôle."

"Si ce que vous dites est vrai, un monde sous l'égide de Dieu serait plus paisible. Était-ce une erreur, des hommes battant Dieu ?"

Non. Non, non. Qu'est-ce que je dis ? J'ai rencontré Hope et les autres, je sais qu'ils ont sauvé l'humanité, je le sais. Je devrais être reconnaissante envers eux, pour avoir guider nos âmes ici dans « ce monde ». Alors pourquoi -

"Dites-vous que vous renoncez à tout qu'ils ont fait ? Qu'ils n'auraient pas dû détruire Bhunivelze, le Dieu de Lumière ?"

"Non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Je ne... Je ne comprends pas. Leurs intentions étaient nobles et bonnes. Mais ce monde est laid et triste. Je ne peux pas passer à côté de ça."

"Vous êtes humains, jamais satisfaits."

Il y a une note de mépris dans sa voix, une pointe de dérision.

"Ainsi vous désespérez sur le monde que l'on vous a donnée et y tournez le dos. S'il vous offense ainsi pour y vivre, je vous suggère de vous jeter dans la mer de la mort."

Je suis assise sur le sol, sans bouger, tandis qu'il fait un geste en direction de la mer Noire, où les morts sont avalés entiers.

"Les âmes des hommes qui se sont dissous dans le Chaos renaissent un jour. Si vous le souhaitez, cependant, on vous permet aussi le repos éternel. Voulez-vous dormir au sein de l'obscurité, ne jamais vous réveiller ? Vos yeux, fermés pour toujours, ne devront jamais regarder ce monde affreux à nouveau."

"Vous me dites que si je décide de dormir, vous, le Dieu de la Mort, accorderez mon souhait...?"

"Non, vous vous accordez vos propres souhaits. Si c'est le sommeil que vous souhaitez, vous pouvez dormir jusqu'à la fin des temps ; c'est tout. Vous connaissez la vérité, mais vous ne voyez pas la vraie essence des choses. Dieu n'existe pas dans ce monde. Ce n'est pas un monde dans lequel les hommes sont des marionnettes, manoeuvrées par Dieu. Les hommes, et seulement les hommes, déterminent l'état de ce monde. Le monde est construit seulement selon la volonté des hommes."

"La volonté des hommes..."

"Oui. Le monde que vous avez rejeté est à peine le résultat des plans de mauvais Dieu, mais la volonté des hommes. Et vous êtes l'un des hommes qui ont créés ce monde."

Les paroles du Dieu de la Mort éclatent dans mes oreilles comme le tonerre, et j'ai l'impression d'avoir reçu un coup aux tripes. Les souvenirs renaissent des cendres de mon esprit, les souvenirs des sourires de ceux qui avaient combattus dans « l'autre monde », à la toute fin.

Pourquoi ai-je oublié ? Comment pourrais-je ne pas l'avoir vu ? – Je les ai rencontrés. Je devrais avoir compris.

Ma décision est prise. Je me lève et fais un pas en avant. Allons-y. C'est l'heure de rentrer dans la mer sombre.

"Je vois que vous avez décidé de prendre congé de ce monde laid, pour toujours."

"Vous vous trompez."

Je regarde la mer pendant un long moment.

"J'entre là pour pouvoir revenir. Je décide de l'endroit où je veux être dirigée, c'est ce que vous avez dit. Je peux mourir maintenant, mais si je souhaite vivre encore, je peux renaître comme une personne différente."

"Et de nouveau, l'état du monde vous enverra dans le désespoir."

"Si le monde est laid, je le changerai."

C'est ce qu'ils m'ont enseigné.

Pris individuellement, nous sommes petits et insignifiants, mais ensemble, nous avons ce qu'il faut pour changer le monde.

Je suis peut-être petite et frêle, mais je suis loin d'être impuissante. Je peux changer le monde, petit à petit, à ma manière. J'ai cru cela, et c'était pourquoi je me suis dirigé vers les champs de bataille. Je voulais montrer au monde entier la vérité, attirer l'attention sur la réalité impitoyable dans laquelle nous vivions. J'ai voulu augmenter le nombre de voix criant pour la fin de la guerre. J'ai voulu aider à orienter le monde vers un avenir meilleur.

Mais j'ai été battue par les choses cruelles et épouvantables que je voyais sur le champ de bataille. J'ai été écrasée sous le poids de la réalité, j'ai renonçé en l'avenir, perdu la foi en ce monde.

"Merci. Je suis heureuse d'avoir pu vous parler finalement. Grâce à vous, je sais où je me suis trompée."

Je me ressaisis.

Je n'ai plus rien à craindre. Aucun doute, non plus. Quand je naîtrai de nouveau, je ne perdrai pas la foi. Je garderai mes yeux sur l'avenir, me dirigerai vers cela une étape à la fois, n'abandonnant jamais mes espoirs de changer le monde. Je me promets ceci pendant que j'atteins le ressac et commence à patauger dans les eaux sombres.

"Souhaitez-vous vraiment la mort ?"

Un mince filet de voix murmure à mon oreille. Pas une voix seule, mais beaucoup.

"Votre vie n'a pas encore disparue."

C'est la voix fantomatique d'une jeune fille. Je suis entourée par des couches et des couches de cette voix, flottant autour de moi, à la fois près et loin.

"Vous pouvez aller où vous voulez."

"C'est votre volonté qui vous montre le chemin."

Je connais ces voix - ces jeunes femmes.

Et voici ce que Caius Ballad, Gardien de ces jeunes femmes, me dit alors :

"Vivre ou mourir - c'est votre choix à faire."

"Attendez, je suis déjà morte, ce ne sont pas..."

"Les morts disparaissent en silence. Aucune personne morte n'est aussi loquace que vous l'êtes."

"Dans ce cas, je suis toujours ..."

"Quel chemin allez-vous suivre ? C'est votre décision."

Je voulais vivre. Le Dieu de la Mort sourit, et c'est un doux sourire. Les voix des nombreuses Yeuls chuchotent à mon oreille.

"Dites-moi... d'être heureuse avec Noel."

Je sens mon cœur battre à nouveau. Mon corps est léger, et le sol se détache sous mes pieds. Le ciel sombre me tire, et je me sens monter dans l'obscurité.

Quelqu'un me guide. Je ne vois pas qui il est, mais je sens la présence d'une blancheur douce et duveteuse. Quoi qu'il en soit, il porte une lumière rose, comme une lanterne me montrant le chemin, un panneau dans l'obscurité.

Je vole, et je pense que je suis conduite par la main, par cette présence chaleureuse. Finalement, une minuscule lumière apparaît devant moi. Comme l'aube d'un été, la lumière et la chaleur commencent à se développer et s'intensifier, même pendant que j'observe – Oh. Ce doit être la lumière du jour.

C'est si brillant maintenant, je ne peux pas garder mes yeux ouverts. La présence blanche qui m'a amené ici commence à partir, loin. Je suis effrayée et seule, mais une voix enfantine me parle d'une manière rassurante.

"C'est bien. Vous pouvez rentrer à la maison maintenant, kupo."

J'ouvre mes yeux.

Chapitre X - Passager

Chapitre X

Je suis dans un train. On m'a jeté dans ce train, comme un bagage. Mes mains sont menottées, je suis dans une camisole de force, et ils m'emmènent quelque part, avec toutes ces autres personnes...

Chacun dans son siège, tête et esprit vers le bas. Les capuches des costumes de restriction cachent leurs expressions donc je ne peux pas les voir, mais je sais que tous les visages autour de moi doivent être teintés de peur et de désespoir. Nos jours paisibles sont derrière nous, et nous sommes sur le point d'être exilés, envoyés dans un monde plein de dangers. Les soldats armés nous observent, alertes.

Soudain, le train se balance violemment. Les soldats perdent leur équilibre, et à cet instant que je me précipite hors de mon siège.

Je me rue sur les soldats, je les percute de tout mon poids. Un soldat tombe, perd son emprise sur une télécommande, et je l'écrase en pièces sous mon pied, les serrures électriques de nos menottes se défont. Les autres soldats vont venir pour moi d'une seconde à l'autre. Je retire mon costume de restriction et je saute. Je débarque en plein milieu de mes ennemis, et un beau coup de pied s'occupe du lot.

« Oh. C'est un rêve. »

Je réalise que je tire le pistolet que je viens de voler à un soldat ennemi. Et dès que je me rends compte que c'est un rêve, je reviens à mes sens.

C'était un rêve de « l'autre monde ». Ça faisait longtemps depuis le dernier. Je pense que c'est parce que j'ai revu les enregistrements de mes entretiens hier soir. Sazh avait donné une description animée - mimée, même - de la façon dont Lightning n'avait fait qu'une bouchée des soldats, dans le train de la Purge.

En fin de compte, je n'ai toujours pas publié les résultats de ces interviews.

Le lien entre Lightning, Sazh, Hope, et les autres, le lien qu'ils partageaient - leur lien est une histoire de la façon dont les hommes se sont réunis pour faire face à Dieu, et je sais que si je le partage avec le monde entier, ce sera une source de courage et d'espoir pour les gens. Mais je sais également qu'une fois que j'aurais fait ça, tous les regards seront braqués sur Lightning et ses amis, qu'ils le veuillent ou non. Ça me préoccupe de troubler leur vie paisible, maintenant que tous les combats sont enfin derrière eux. Donc, en d'autres termes, j'ai eu énormément de mal à obtenir mes interviews, à découvrir la vérité, mais finalement je ne peux pas me résoudre à publier mes conclusions. J'échoue en tant que journaliste, je sais.

Je ne vais pas le nier. Je n'agis plus comme un journaliste est supposé le faire, ces jours-ci.

L'ancien moi, la personne que j'étais, je pense qu'elle est peut-être morte sur le champ de bataille.

Je faisais un rapport sur la guerre civile quand j'ai presque foncé, et après avoir obtenu un minimum de soins médicaux et de repos, je suis allée directement vers le champ de bataille. Ceux autour de moi ont tenté de m'arrêter, mais je n'ai pas écouté. J'ai approché les forces d'opposition, et j'ai fait de mon mieux pour obtenir l'histoire de chacun, sans parti pris. Je me suis assurée de garder une position neutre, et éviter de fonder un côté comme "les méchants". Je faisais attention à couvrir chaque angle possible.

Mes efforts pour rester absolument neutre ont payés, je pense, car d'une façon ou d'une autre j'ai gagné la confiance des différentes forces. Ils se mirent à me parler franchement, et j'ai appris que beaucoup d'entre eux n'ont pas voulu se battre, du tout. Le seul problème était, qu'ils n'ont jamais trouvé un moyen pour s'asseoir et parler avec leurs ennemis.

C'est là où je suis intervenue. J'ai pris le rôle du médiateur. Je me suis tenue au milieu, parmi toutes les forces en jeu, et pendant que j'exerçais mes fonctions en tant que journaliste, j'ai également livré des messages, arrangé des négociations, permis d'entrer en contact les uns avec les autres. J'étais juste l'intermédiaire, mais j'entrais aussi au coeur de choses avec les acteurs principaux de guerre. Je suis sûre que j'ai déjà violé le code d'éthique que tous les journalistes cherchent à protéger, la nécessité d'adopter une position objective, à tout moment. Pire encore, si les choses ne fonctionnent pas, je peux très bien être accusée d'avoir été complice d'un crime de guerre.

Je savais tout cela, et ça ne m'a pas dérangé le moins du monde. Je voulais aider à mettre un terme à la guerre civile. Donc, je suis là, au milieu des préparatifs pour une réunion importante, le plan est de faire venir toutes les parties concernées ensemble dans un autre pays, loin des champs de bataille, et de les faire s'asseoir et parler. Je ne sais pas si cela va marcher. Je ne peux même pas exclure la possibilité qu'il puisse y avoir des assassins pour m'avoir, courtoisie de ceux qui veulent saboter les négociations.

Mais cela n'a pas d'importance si je finis tuée, tout cela signifie que je rencontrerai à nouveau Caius Ballad. Si je mords la poussière tout en marchant sur le chemin que je crois bon, qu'il en soit ainsi. Je pense que je serai capable de me tenir devant le Dieu de la Mort avec fierté cette fois.

Je ne suis pas assez naïve pour penser que je peux changer le monde toute seule. Mais je crois que je peux aider à orienter le monde dans une meilleure direction. C'est le courage, l'espoir que j'ai trouvé dans l'histoire de « l'autre monde ».

Chaque fois que je pense à cette histoire mon coeur s'éclaire un peu.

Chapitre 10 : Passager

Je sors du pays des rêves alors que j'aurais aimé pouvoir avoir un peu plus de sommeil. Je veux vraiment me reposer dans ce train, le travail m'a occupée toute la nuit, et il y a une réunion importante qui m'attend, où je me dirige. C'était une somnolence agréable. Je suis capable de me détendre dans les sièges confortables des trains et sentir le duo rythmique des roues et du rail battre du tambour en moi. C'est agréable, et je souhaite que ça ne prenne pas fin.

Je ferme les yeux, et pendant un moment je me concentre sur la roche et le balancement du train. À un certain moment, une lumière intense perce mes paupières. Je suis trempée par la lumière du soleil filtrant à travers la fenêtre. J'ouvre mes yeux à contrecœur et regarde dehors. Le ciel est d'un bleu clair, et la campagne verdoyante se propage devant moi, sous la lumière du soleil. J'arriverai à destination dans le courant de la soirée, il reste encore un long chemin. Je ne devrais pas avoir de mal à rattraper un peu de sommeil en attendant.

Par la suite, le train commence à ralentir, peu à peu. Nous devons être proches de la prochaine gare. J'entends des pas s'approcher derrière moi, puis me dépasser. À travers les sièges, j'aperçois le dos d'un manteau léger. Une femme avec des cheveux roses.

Je suis éveillée l'instant suivant.

Ce qui me frappe comme l'éclair. Je saute sur mes pieds comme si j'avais été brûlée, et murmure, dans un état second :

"Lightning..."

Elle s'arrête.

Elle se tourne vers moi, un regard dur sur son visage. Je ne la blâme pas, j'aurais agit comme elle, aussi, si un étranger m'appelait, sans avertissement. Mais sous cette expression dure, je crois que je vois un soupçon de Serah Farron là, aussi.

C'est Lightning, pas de doute à ce sujet. Son nom est apparu dans chacune des interviews que j'ai mené. C'est ironique. J'ai tellement voulu la rencontrer, mais je n'ai pas trouvé le chemin menant à elle. Et maintenant je suis ici, face à elle, complètement par hasard.

Elle ne dit rien. Je commence à parler.

"J'ai toujours voulu vous rencontrer. J'ai rencontré tout le monde, mais vous étiez la seule que je n'arrivais pas à atteindre."

Elle semble savoir de quoi je parle.

"... Je vois, donc c'est vous."

La dureté de son regard s'estompe.

"La journaliste qui a appelé tout le monde, et veut me rencontrer - oui, j'ai entendu parler de vous."

"S'il vous plaît, j'aimerais beaucoup vous interviewer."

Un cri strident assourdissant des rails noie ma voix. Le train perd rapidement de la vitesse. Nous atteignons le prochain arrêt.

Elle jète un coup d'œil par la fenêtre, et secoue la tête.

"Désolée, mais je n'ai pas le temps de bavarder. C'est mon arrêt."

"Alors je viendrai avec vous, je -"

Descends ici aussi - Je suis sur le point de dire ceci quand ça me frappe.

C'est une chance incroyable, rencontrer Lightning ici après toutes ces impasses où j'ai tenté d'obtenir des informations sur elle. Ça ne va probablement pas se produire à nouveau, donc je ne peux pas laisser cette réunion glisser entre mes doigts.

Mais maintenant, je -

Je dois détourner le regard de la déception. Avec un soupir, j'expulse les mots :

"... Je comprends. C'est vraiment dommage, mais je suppose que je ne peux pas toujours faire les choses comme je le désire."

"Vous êtes sûre ?"

Elle semble plus étonnée par ceci, que moi. Je ne pense pas qu'elle se soit attendue à ce que je cède si facilement.

Je suis déçue, bien sûr.

Mais ce n'est pas mon arrêt.

J'ai une mission. Il y a quelqu'un que je dois rencontrer à destination, et il me reste un long chemin. Je dois rencontrer cette personne et trouver un moyen d'arrêter cette guerre. C'est mon devoir. Il n'y a aucune garantie que mes actions, aussi insignifiantes soient-elles, mettront fin à la guerre, mais je me suis décidée à essayer.

Je trouverai le chemin qui mène à la fin de la guerre, et j'irai au bout, dans la mesure où je peux - c'est la mission je me suis donnée. Les personnes souhaitant la paix m'attendent à l'extrémité de cette route. Je ne peux pas me permettre de descendre avant mon arrêt.

Je lève la tête et regarde Lightning.

"Il y a des choses que je dois faire. Cette interview sera pour une prochaine fois, si c'est bien avec vous."

"Je ne sais pas."

Ses mots sont un peu distants, mais sa voix est douce. Elle ne m'a pas rejetée franchement, au moins.

"Il y a quelque chose que je veux que vous sachiez. J'ai toujours voulu vous le dire, si jamais je vous rencontrais."

Nous sommes presque à la gare maintenant, et le train est sur le point de s'arrêter complètement. Il n'y a pas de temps à perdre. Le bruit des freins hurlants m'indique que je dois me dépêcher, et mes mots dégringolent avec précipitation.

"Je... Non, nous tous, l'humanité, nous sommes bien. Nous allons certainement être bien. Il y a des périodes où nous faisons une erreur après l'autre, quand nous nous blessons les uns les autres. Mais néanmoins, le monde – « ce monde » que vous et vos amis avez gagné dans votre victoire sur Dieu... ce monde est construit sur « nous », nous sommes ceux qui soutiennent ce monde, nous sommes l'échafaudage. Donc nous essaierons de trier ce monde, avec le peu de force que nous avons, par nous-mêmes. Nous sommes petits et insignifiants, mais ensemble, nous allons faire de ce monde un endroit meilleur."

"... Je comprends. Je vous le laisse."

Elle incline la tête, et se détourne de moi. C'était un au revoir.

J'observe les déplacements de Lightning par la fenêtre, elle s'éloigne. Le train commence à se déplacer, et je la perds de vue immédiatement. Curieusement, je me retrouve sans regrets. L'expression sur son visage quand nous nous sommes séparées est gravée dans ma mémoire, et je peux encore la voir.

C'était un chaud, doux sourire. Et pour être honnête, il m'a prise au dépourvu. J'imaginais toujours une Lightning stricte et exigeante, jamais un moment pour baisser sa garde. Je n'ai jamais pensé qu'elle sourirait comme ça.

Et il me semble - son combat a pris fin dans « l'autre monde ».

Lightning a envoyé le Dieu de Lumière dans sa tombe, et ce faisant, elle s'est libérée de tout combat. Et elle n'a pas été la seule a atteindre la liberté, non plus. Dieu, le manipulateur des hommes, a été défait, et toutes les âmes humaines se sont libérées de la laisse de Dieu, pour renaître ici dans ce nouveau monde.

Cela l'inclut. Elle s'est réincarnée, aussi.

Elle n'a plus à se battre. Peut-être qu'elle ne s'appelle même plus « Lightning » maintenant. Une vie calme, son coeur s'ouvre aux amis et la famille, les gens de son monde, des sourires heureux partagés tous ensemble - je suis sûre que cela doit être sa vie maintenant.

J'ai le sentiment que je la reverrai de nouveau, quelque part, un jour. Je n'ai jamais été en mesure d'obtenir des pistes sur elle, et même maintenant, après l'avoir croisée par accident, je n'ai toujours pas son adresse, malgré tout cela, je suis absolument certaine que ce n'est pas la dernière fois que nous rencontrons. Elle sait qui je suis. Elle doit avoir entendu parler de moi d'un de ses amis. Le lien entre eux est plus fort que jamais, même après leur renaissance dans ce monde. Si je rends de nouveau visite ses amis, je suis sûre que je pourrai la rencontrer quelque part. Ils sont toujours amis, après tout, et seront toujours une partie de l'un de l'autre.

Il m'arrive de me demander pourquoi elle est descendue à cette station. Va-t-elle rencontrer quelqu'un ? Un de ses amis l'attend-il ? Ou est-elle à la rencontre de quelqu'un de spécial, quelqu'un que je ne connais pas encore ? Cela n'a pas d'importance. Elle est libre maintenant. Elle peut aller n'importe où, rencontrer n'importe qui. Ce qu'elle souhaite se réalisera certainement. Je le veux pour elle, du fond de mon cœur.

« La volonté des hommes détermine le destin de ce monde sans Dieu », si c'est vrai, je choisis de croire que si je le souhaite vivement, un avenir toujours plus brillant l'attend. Que cette femme, qui était autrefois un brillant éclair de lumière dans « l'autre monde », trouve par hasard l'espoir - ceci était mon souhait, et il ressemblait à une prière, une promesse.

~ FIN ~

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